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Programme commun de la Gauche aux régionales françaises

Après deux jours de négociations, le PS, Europe Écologie et le Front de Gauche ont scellé mardi un accord général en vue d'une fusion de leurs listes pour le second tour des régionales, à deux régions près en métropole, pour transformer l'essai du 14 mars.

La première secrétaire du PS Martine Aubry a appelé lundi à "faire barrage à la droite et à l'extrême droite". /

"On a fait le rassemblement de toute la gauche" et "la campagne" du second tour "est lancée", a dit Benoît Hamon, porte-parole du PS, à l'issue des négociations, commencées lundi.

"C'est la confirmation du rassemblement de la gauche, une amplification par rapport à 2004 (précédentes régionales). Rien n'est véritablement joué. Tout le sera le 21 mars", a déclaré M. Hamon, à propos d'une victoire de la gauche.

Les différents candidats avaient jusqu'à mardi 18H00 pour déposer leurs listes, modifiées ou pas, en préfecture.

Tout au long de ces négociations, les trois patronnes de partis Martine Aubry (PS), Cécile Duflot (Verts) et Marie-George Buffet (PCF) ont été régulièrement en contact.

Concrètement, la fusion se fera partout entre socialistes et écologistes, sauf en Bretagne.

Dans le Limousin, c'est avec le Front de gauche (PCF + Parti de gauche) allié au NPA que le PS n'est pas parvenu à un accord. Interrogé sur le cas de la Picardie, M. Hamon a répondu ne pas être au courant d'une absence d'accord.

En Ile-de-France, l'accord PS-Europe Écologie-Front de gauche a été officialisé vers midi par Jean-Paul Huchon, président PS sortant, aux côtés des têtes de listes Cécile Duflot (Europe Écologie) et Pierre Laurent (FG).

Les Verts franciliens passeraient de 28 à une cinquantaine de conseillers régionaux et obtiendraient cinq vice-présidences.

Seule vraie fausse note pendant les négociations, lundi soir, un "accord national" avait été successivement annoncé par PS et Europe Écologie, puis démenti aussitôt par Jean-Vincent Placé, numéro deux des Verts. Un couac, dû semble-t-il, à une mauvaise compréhension entre Verts et apaisé dans la nuit.

En Bretagne, le président socialiste Jean-Yves Le Drian et l'écologiste Guy Hascoët 12,21% n'ont pu trouver d'accord. Le premier parlant de position "intangible" malgré une "volonté d'ouverture", le second dénonçant la "vision hégémonique d'un parti".

Mais, fort de ses 37,19% au premier tour, le président sortant ne devrait pas s'inquiéter de cette triangulaire avec l'UMP.

Alors qu'une quadrangulaire (UMP, FN, PS et PG) semblait encore, à la mi-journée, se profiler dans le Nord/Pas-de-Calais, un accord a finalement été trouvé à gauche dans le fief de la maire de Lille.

Dans le Limousin, le président sortant Jean-Paul Denanot qui a obtenu 38,06% au premier tour n'a pu faire accord avec la liste d'alliance PCF-Parti de gauche-NPA conduite par Christian Audouin (PCF), créditée de 13,13%. "C'est le problème du NPA. On ne ne peut pas à la fois attaquer le Parti socialiste au niveau national et en même temps vouloir être sur une liste avec le Parti socialiste", a expliqué Jean-Christophe Cambadélis sur Radio Classique.

Autre formulation d'Éric Coquerel, secrétaire national du Front de gauche: "les socialistes n'acceptent pas que les militants du NPA soient intégrés sur les listes".

Outre-mer, le PS réunionnais a décidé mardi de maintenir sa liste, faute d'un accord avec la liste du président sortant du conseil régional Paul Vergès (PCR), 85 ans, ce qui entraînera une triangulaire avec l'UMP.

"On a fait le rassemblement de toute la gauche" et "la campagne" du second tour "est lancée", a dit Benoît Hamon, porte-parole du PS, à l'issue des négociations, commencées lundi.
"C'est la confirmation du rassemblement de la gauche, une amplification par rapport à 2004 (précédentes régionales). Rien n'est véritablement joué. Tout le sera le 21 mars", a déclaré M. Hamon, à propos d'une victoire de la gauche.
Les différents candidats avaient jusqu'à mardi 18H00 pour déposer leurs listes, modifiées ou pas, en préfecture.
Tout au long de ces négociations, les trois patronnes de partis Martine Aubry (PS), Cécile Duflot (Verts) et Marie-George Buffet (PCF) ont été...