Ara Azad au cours de sa performance «live». (Michel Sayegh)
Janine Maamari, qui organise le programme de leur séjour au Liban, a eu une idée brillante de simplicité. Réunir, dans un même lieu, la crème de l'art pictural libanais et inviter, ensuite, des professionnels étrangers afin de leur montrer la diversité et la qualité de la culture locale. «Cette exposition privée, organisée en collaboration avec Solidere et dix galeries libanaises, devait donner un aperçu général de la dynamique de la scène artistique contemporaine au Liban», a indiqué Maamari en ajoutant que cet aperçu n'est nullement exhaustif. «Nous avons choisi le City Center Dôme, œuvre de l'architecte Joseph Philippe Karam, qui a jadis abrité le cinéma City Palace et ses 900 places, et qui est le symbole par excellence de la survie de l'architecture moderniste», dit-elle.
Ainsi, après avoir arpenté la ville de Beyrouth en compagnie de l'artiste Zena el-Khalil et de la designer Maria Hibri ; après une visite à Saïda (guidée par l'architecte Youssef Haïdar) et à la Fondation arabe pour l'image, et après des rencontres avec les responsables de 98 Weeks Project, de Studio Beirut, du Beirut Art Center et la découverte de plusieurs collections privées et ateliers d'artistes, les quarante «touristes» culturels se sont retrouvés samedi au Dôme City Center pour un événement annoncé très «privé». C'était en effet «sur invitation seulement» que l'exposition d'un jour devait avoir lieu. Mais le cercle des happy few privilégiés a vite pris de l'ampleur et de nombreuses personnes ont pu profiter de ce «showcase» ô combien salutaire dans un pays qui ne compte pas encore de musée d'art contemporain. Initiative hautement louable, donc, à répéter et à multiplier, pourquoi pas. Tout en regrettant que ce survol de qualité de plusieurs tendances picturales à Beyrouth n'ait duré que l'espace d'un seul jour.


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