« Cherchez le tribunal », a dit l’ancien ministre pour expliquer les raisons de l’offensive contre Rifi.
« Je suis de l'avis du Premier ministre, Saad Hariri, cette campagne est déplacée, a affirmé M. Hamadé, après une rencontre avec le ministre de l'Environnement, Mohammad Rahhal. Le général Rifi est au-dessus de tout soupçon. Les sessions de formation des FSI ont permis à ces forces de démanteler des réseaux israéliens au Liban, et ont peut-être gêné certains parce qu'elles ont également dégagé certains fils conducteurs qui ont été utiles à l'enquête internationale sur l'assassinat de Rafic Hariri », a affirmé M. Hamadé, avant de lancer, en conclusion : « Cherchez le tribunal... »
De son côté, M. Okab Sakr a refusé d'aller aussi loin que M. Hamadé, et de voir du « tribunal » derrière la campagne orchestrée contre les FSI. Il a estimé que ces attaques sont plutôt « des bombes fumigènes » destinées à exercer un certain « chantage » sur les forces du 14 Mars.
Pour sa part, le ministre de l'Éducation, Hassan Mneimné, a affirmé : « Les FSI font l'objet d'une offensive en règle, c'est parfaitement clair. » Selon lui, cette campagne « a pour objet d'affaiblir le moral de ces forces et de réduire leur efficacité ». Il l'a donc jugée « inadmissible ».
Le ministre de l'Éducation a déploré que le dossier n'ait pas été directement transmis au Conseil des ministres, et qu'il ait été « insidieusement exploité dans le sens de la provocation et de l'accusation ».
Pour M. Mneimné, cette campagne est « éminemment politique » et loin de toute objectivité. Il s'est donc interrogé sur « les véritables motivations de ceux qui attaquent une institution si efficace et si hautement qualifiée ».


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