Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Pakistan

45 morts dans un double attentat visant l’armée à Lahore

L'attaque n'a pas été revendiquée.

Les objectifs les plus fréquents sont l’armée et la police, ainsi que les bâtiments officiels, mais les kamikazes visent de plus en plus souvent des civils. Reuters

Un double attentat-suicide visant un convoi militaire à Lahore, la grande ville de l'est du Pakistan, a fait 45 morts et 134 blessés. Les kamikazes, à pied, se sont approchés de véhicules de l'armée dans un quartier militaire de cette cité de quelque huit millions d'habitants, la deuxième ville du pays, et ont fait exploser leurs bombes à proximité d'un marché très fréquenté, le R A Bazaar, où les passants se pressaient dans les mosquées pour la grande prière du vendredi.
« Nous avons récupéré les têtes des deux kamikazes, il y a eu un intervalle de 15 secondes entre les deux explosions. Leur cible était un convoi de véhicules militaires », a déclaré l'officier de police Chaudhry Mohammad Shafiq sur les chaînes de télévision pakistanaises.
« La première explosion était très faible et a été suivie de tirs à l'arme automatique, et immédiatement après, il y a eu une seconde déflagration, puissante, contre les véhicules militaires », a témoigné pour l'AFP Mohammad Bilal, qui venait de s'attabler dans un restaurant du marché. Des images des explosions, diffusées par la chaîne privée Geo TV, ont montré des personnes courant dans tous les sens, et on entend la voix d'un homme, auteur semble-t-il de la vidéo tournée depuis un téléphone portable, en train de murmurer : « Oh, mon Dieu, oh, mon Dieu, soit clément avec nous, Dieu. »
Cinq petites explosions ont été également entendues hier soir. « Ces explosions de faible intensité se sont produites dans le secteur d'Allamma Iqbal de Lahore, mais n'ont fait aucune victime », a déclaré à l'AFP un haut responsable de la police locale, Nasir Rizvi. Elles ont eu lieu l'une après l'autre, en plein air, provoquant des bris de vitres dans certaines maisons, a-t-il ajouté.
Lundi, un kamikaze au volant d'une voiture piégée avait pulvérisé un immeuble de la police à Lahore, tuant 15 personnes, des policiers et des passants. Ce bâtiment, en plein cœur d'un quartier résidentiel de Lahore, abritait une unité spéciale de la police antiterroriste qui y interrogeait des suspects. L'attaque avait été immédiatement revendiquée par le Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), principal mouvement d'insurgés islamistes, qui a fait allégeance à el-Qaëda dès sa création en décembre 2007. L'attaque de lundi avait été menée « en représailles aux tirs de drones (américains) et aux opérations militaires (pakistanaises) dans les zones tribales » du Nord-Ouest, avait annoncé à l'AFP le porte-parole du TTP, Azam Tariq.
Les talibans pakistanais ont décrété, à l'été 2007, à l'unisson de Ben Laden, le jihad contre Islamabad, dont ils dénoncent le soutien aux États-Unis dans leur « guerre contre le terrorisme ». Les objectifs les plus fréquents sont l'armée et la police, ainsi que les bâtiments officiels, mais les kamikazes visent de plus en plus souvent des civils.
Un double attentat-suicide visant un convoi militaire à Lahore, la grande ville de l'est du Pakistan, a fait 45 morts et 134 blessés. Les kamikazes, à pied, se sont approchés de véhicules de l'armée dans un quartier militaire de cette cité de quelque huit millions d'habitants, la deuxième ville du pays, et ont fait exploser leurs bombes à proximité d'un marché très fréquenté, le R A Bazaar, où les passants se pressaient dans les mosquées pour la grande prière du vendredi.« Nous avons récupéré les têtes des deux kamikazes, il y a eu un intervalle de 15 secondes entre les deux explosions. Leur cible était un convoi de véhicules militaires », a...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut