Amale Traboulsi, Sandra Abou Nader, Nada Khoury et Chawki Chamoun au cours de la conférence de presse.
C'est au cours d'une conférence de presse organisée au siège du Groupe Saradar à Achrafieh que le lancement d'Apeal a eu lieu. Cette association a pour objectif d'« élargir les horizons des artistes libanais en projetant leurs œuvres hors du Liban et des frontières conventionnelles. Le groupe vise à lancer des programmes d'échanges entre les artistes libanais et internationaux, et à accorder des bourses d'études aux talents prometteurs », selon sa vice-présidente, Nada Khoury. Pour sa première activité, Apeal vise grand et loin, en organisant une exposition regroupant les œuvres d'une trentaine d'artistes libanais dans les domaines de la peinture, la sculpture, la photographie, le cinéma, l'ingénierie, etc. L'exposition, intitulée « Convergence : New Art From Lebanon », sera organisée du 8 avril au 16 mai 2010 à l'American University Museum à Washington D.C. Cette exposition regroupera près de 70 œuvres en tout et portera sur l'art libanais de l'après-guerre. Elle est placée sous le patronage de l'ambassade du Liban à Washington et de l'ambassadeur Antoine Chédid en collaboration avec la Fondation Saradar au Liban.
Nada Khoury a indiqué que « les œuvres qui y seront exposées ont été choisies avec soin et professionnalisme par Amal Traboulsi, qui figure parmi les plus importants organisateurs d'expositions artistiques au Liban et au Moyen-Orient, et Jack Rasmussen, directeur de l'American University Museum à Washington D.C. ». À signaler que cette manifestation coïncidera avec deux autres activités : le 8 avril, l'artiste libanais Nadim Karam animera une conférence sur les arts urbains. Par ailleurs, un festival du cinéma libanais sera organisé du 13 au 16 mai 2010 en collaboration avec la Fondation Liban Cinéma. Durant ce festival, une sélection des meilleurs films libanais sera projetée.
À noter que ces films sont : Le cerf-volant, Zozo, Pas comme ma sœur, Beyrouth Ville Ouverte, After Shave, Sous les bombes, La route du Nord, Quand Maryam s'est dévoilée, Cendres, et Bosta.
Khoury a expliqué qu'Apeal « est composée de Libanais et d'Américains soucieux de mettre sur pied un cadre commun visant à soutenir l'art et la culture libanais par divers moyens. Cela passe, entre autres, par l'ouverture de nouveaux horizons nécessaires à l'épanouissement des œuvres artistiques libanaises et des artistes libanais ainsi que la diffusion de l'art et de la culture libanais sur la scène internationale.
Khoury ajoute que « l'Association entend soutenir les arts au Liban en organisant des programmes d'échange entre les artistes, et en accordant des bourses d'études aux talents libanais ».
La vice-PDG de Mario Saradar Holding, Sandra Abou Nader, a affirmé que « c'est un nouveau rêve qui se réalise aujourd'hui pour le Groupe Saradar qui a l'honneur de sponsoriser Apeal ».
Abou Nader a rappelé qu'au départ, « la famille Saradar a créé la fondation qui porte son nom pour offrir son soutien aux collègues du groupe qui dirigent ou participent à diverses sociétés commerciales. Par la suite, cette vocation s'est élargie, et à partir de 2001, Mario Saradar s'est employé à élargir son champ d'action afin de contribuer au progrès et au développement de la société civile libanaise ».
Variété et diversité
La curatrice de l'exposition à Beyrouth, Amal Traboulsi, a ensuite pris la parole pour noter que cette exposition au musée de l'Université Américaine « Katzen Art » à Washington « comporte 70 œuvres d'artistes libanais, groupant peinture, sculpture, photographie, vidéo et installations », ajoutant que « le choix s'est essentiellement penché sur les œuvres d'art et non sur les noms d'artistes ».
Elle a noté qu'il a fallu « diriger le choix vers les œuvres qui montrent essentiellement la réalité libanaise dans son vécu et sa culture ».
Elle a ajouté que « le choix s'est dirigé vers la variété et la diversité.
Cette exposition ne couvre pas toute la scène artistique libanaise ni ne la réduit. Elle sert à offrir une idée au public américain de ce que vivent les artistes et la société au Liban ».
Pour l'ancien président du département des beaux-arts à l'Université libanaise et l'Université libano-américaine et de l'Association des artistes libanais, peintres et sculpteurs, Chawki Chamoun, l'importance de cette manifestation artistique réside dans le fait que son travail, comme celui de ses collègues, est présenté sous le label « Fabriqué au Liban ».
Pour conclure en beauté, Chawki Chamoun a lancé un appel sans équivoque à construire des musées qui transporteraient notre condition artistique du temps de nomadisme au monde civilisé. « Alors, aurons-nous des musées ? » Une question posée par l'artiste au nom de tous les siens.


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