Absent des courts depuis Melbourne, le numéro 1 espagnol effectue son retour aux Masters 1000 d’Indian Wells dans le cadre de la tournée américaine sur dur. Getty Image/AFP
Dès cette semaine à Indian Wells, Nadal a donc tout intérêt à être prêt. Visiblement, il l'est. Éloigné des courts pendant six semaines à cause de sa blessure au genou droit contracté lors de sa défaite en quarts de finale de l'Open d'Australie face à Andy Murray, il risque de manquer un peu de compétition, mais il se sent physiquement en très bonne condition. « Je m'entraîne intensément depuis trois semaines. Nous avons réalisé un travail de présaison dans l'idée de retrouver la forme que j'avais avant d'arriver en Australie. Je me sens fort et je n'ai pas mal aux genoux. Ne reste plus que la compétition », a-t-il confié dans un entretien accordé au quotidien espagnol AS.
Une pensée pour la Coupe Davis
Malgré son déficit de matches, le numéro un espagnol apparaît plutôt confiant. D'abord parce qu'il ne ressent donc plus aucune douleur. Ensuite parce que ses sensations étaient excellentes avant sa blessure. « J'avais d'excellentes sensations, juge-t-il, bien meilleures qu'en 2009. À Doha, je jouais très bien et je suis passé très près de la victoire. Mon jeu était là. Maintenant, j'ai juste besoin de retrouver de la continuité, car c'est elle qui donne la confiance. » S'il ne fait pas une obsession du classement, Nadal n'ignore pas qu'il ne peut se permettre de passer à côté en Californie. « Je défends 1 000 points (au classement ATP à Indian Wells après l'avoir remporté en 2009, rappelle-t-il. C'est beaucoup, mais mon premier objectif, le plus immédiat, est d'abord de bien jouer la saison américaine sur surface dure. » Le reste suivra. Talonné par Murray, il pourrait glisser au 4e rang s'il ne parvenait pas à conserver son titre à Indian Wells.
S'il n'y a jamais de bons moments pour se blesser, Nadal n'a toutefois pas manqué la partie la plus cruciale de la saison. Février est l'un des rares mois de l'année à ne compter ni tournoi du grand chelem ni Masters 100 au programme. Dans son malheur, il a donc eu de la chance. Même son absence au sein de l'équipe d'Espagne au premier tour de la Coupe Davis, le week-end dernier, contre la Suisse, n'aura pas été préjudiciable. Tant mieux, car cette compétition lui tient plus que jamais à cœur. « La Coupe Davis reste un gros objectif pour moi et je n'oublie pas que cette épreuve m'a apporté quelques-unes des plus fortes émotions de ma carrière. C'est un honneur et une fierté de défendre son pays », explique-t-il. Alors il n'a pas l'intention de rater le quart de finale contre la France. « Ce sera très dur. Nous devrons tous être à 100 %. J'ai envie d'y être. » D'ici là, Rafa a beaucoup de travail et avant de jouer pour son pays, il va déjà devoir penser à lui...

