Soudain l'envie le prit de revenir en Formule1 : un pari fou, que le septuple champion du monde, Schumi, compte bien réussir chez Mercedes.
Les médias allemands, dont il est une idole, ne s'y trompent pas. "Alléluia, le come-back le plus retentissant de l'histoire du sport aura lieu", titre le lendemain le quotidien Bild, journal le plus lu du pays. L'enthousiasme est général. Après le mauvais cru 2009, la nouvelle fait du bien à la F1.
Car du haut de son piédestal, le "Kaiser" (l'empereur, NDLR) a davantage à perdre qu'à gagner. Schumi, ce n'est pas seulement sept titres. C'est aussi 91 victoires et 68 pole positions en 250 courses, 1 369 points inscrits, 17 podiums en 17 GP en 2002, etc.
Si Schumacher trébuche, sa légende sera écornée. À l'exemple du raté de Michael Jordan lorsqu'il se piqua de rejouer au base-ball dans les années 1990. Ou des multiples come-backs sans saveur, mal négociés et rapidement oubliés, auquel le sport est habitué.
"Il a du cran de faire son retour. Je lui tire mon chapeau. Je le respecte totalement pour cela", observe Mark Webber (Red Bull). "Sa décision est inhabituelle. Mais il a évidemment ses raisons pour revenir dans un sport, après en être sorti trois ans", remarque Jenson Button (McLaren).
Ses motivations, Michael Schumacher les explique sans détour. Compétiteur dans l'âme, l'Allemand "veut juste se prouver à lui-même qu'il est encore capable de piloter au plus haut niveau". "J'ai envie de refaire de la compétition, je suis impatient et très excité de retrouver la compétition."
"Cela dit, il a 41 ans, plus 22", tempère Webber. Un argument que balaie l'intéressé: "Je n'ai rien à prouver au regard de mon âge", "ma motivation est la même qu'avant, j'ai toujours été quelqu'un de déterminé, quelqu'un qui se focalise sur un objectif."
Gagner Bahreïn
Depuis ces propos, datés du 25 janvier, Schumi est remonté dans une F1, a multiplié les tours d'essais et a rassuré ses fans.
Après trois ans d'inactivité, son meilleur chrono des ultimes tests hivernaux, la semaine dernière Barcelone, était à peine 1/10e de seconde plus lent que celui de son partenaire Nico Rosberg. Lewis Hamilton, le plus rapide en absolu de ces essais, pointait à moins de 3/10e. Mais la McLaren du Britannique semble plus performante que sa Mercedes. Une hérésie pour le Kaiser, habitué à l'excellence, qui n'a pas masqué son agacement vendredi.
"En ce moment, nous ne sommes pas exactement dans la position que nous souhaiterions, assez compétitifs pour gagner les premières courses", a-t-il pesté, se corrigeant dès le lendemain: "J'ai été un peu pessimiste", la performance de la Mercedes étant "bien plus convenable que ce que je pensais".
Les pronostics de son directeur d'équipe Ross Brawn, avec qui il travaillait déjà chez Ferrari, doivent dès lors lui réchauffer le coeur. "Notre objectif est de commencer à gagner Bahreïn, a expliqué Brawn. La cible est toujours de remporter la course suivante. Or celle-ci est à Bahreïn."
Bahreïn, où Schumacher étrennera donc son statut d'ex-légende sur le retour. L'Allemagne entière retient son souffle avant l'évènement. D'autant que Schumi, pour la première fois, croisera le fer avec son successeur Sebastian Vettel (Red Bull), dit "baby-Schumi".
D'après un sondage réalisé pour l'agence sportive SID, "baby-Schumi" l'emportera cette saison, pensent 60,9% des Allemands. Personne ne reste éternellement Kaiser en son pays.
Les médias allemands, dont il est une idole, ne s'y trompent pas. "Alléluia, le come-back le plus retentissant de l'histoire du sport aura lieu", titre le lendemain le quotidien Bild, journal le plus lu du pays. L'enthousiasme est général. Après le mauvais cru 2009, la nouvelle fait du bien à la F1.
Car du haut de son piédestal, le "Kaiser" (l'empereur, NDLR) a davantage à perdre qu'à gagner. Schumi, ce n'est pas seulement sept titres. C'est aussi 91 victoires et 68 pole positions en 250 courses, 1 369 points inscrits, 17 podiums en 17 GP en 2002, etc.
Si Schumacher trébuche, sa légende sera écornée. À l'exemple du raté de Michael Jordan lorsqu'il se piqua de rejouer au base-ball dans les années 1990. Ou des multiples...

