Gaël Monfils et Philipp Kohlschreiber joueront le premier simple de la rencontre du premier tour de la Coupe Davis qui opposera la France à l’Allemagne vendredi, samedi et dimanche à Toulon. Jean-Paul Pélissier/Reuters
Les nouveaux Bleus, représentés par Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils en simple et par la paire inédite Michaël Llodra/Julien Benneteau en double, doivent faire oublier l'élimination prématurée l'an passé dès le premier tour en République tchèque.
Ce fiasco, subi dans une configuration différente puisque étaient alors présents Gilles Simon et Richard Gasquet, avait ébranlé la confiance mise dans la nouvelle génération des joueurs français, présentés comme de possibles successeurs aux glorieux mousquetaires des années 1920-1930.
Avant de viser un dixième Saladier d'argent, huit ans après le dernier ramené d'Australie en 2002, les hommes de Guy Forget devront commencer par passer l'obstacle allemand, beaucoup moins redoutable depuis l'annonce du forfait de son leader, « pas assez en forme ».
Au lieu de Haas, Monfils trouvera face à lui Philipp Kohlschreiber, 30e mondial, dans le match d'ouverture, vendredi sur le court en dur du Palais des sports varois, où sont attendus 4 500 supporteurs frustrés de Coupe Davis à domicile lors des deux dernières saisons.
Le Parisien aura à cœur de montrer qu'il peut aussi être un joueur d'équipe, après un baptême du feu désastreux l'année dernière en barrage aux Pays-Bas, où il avait flanché d'entrée contre le quasi-inconnu Thiemo De Bakker (122e mondial).
Une « mauvaise expérience » qui n'entame pas l'optimisme du n° 15 mondial. « À mon premier Roland, j'ai pris 3, 1 et 0 au premier tour, ça ne m'a pas empêché de faire les demi-finales après », rappelle-t-il.
Esprit d'équipe
Puis Tsonga, le pilier du nouveau groupe, tentera d'enfoncer le clou contre Becker, un joueur expérimenté de 28 ans, 39e mondial, sans aucun lien de parenté avec l'illustre Boris, dont le principal fait d'arme est d'avoir mis fin à la carrière d'Andre Agassi lors de l'US Open 2006.
« Il va falloir qu'il soit bon parce que j'ai vraiment l'intention de jouer mon meilleur tennis », prévient le Manceau, jamais battu en six matches de Coupe Davis et de nouveau au mieux de sa forme après avoir été « un peu malade » au tournoi de Dubaï.
Vu le déséquilibre des forces sur le papier, il n'est pas interdit d'envisager une conclusion dès le double, samedi, où Llodra fera équipe pour la première fois avec Benneteau, son septième partenaire depuis qu'il fréquente la sélection.
Ce serait la meilleure manière pour les Bleus de confirmer que leur potentiel n'est pas élevé que sur le papier. « Je crois que ce sera mieux que l'année dernière parce que nous avons plus d'expérience.
C'est le cas pour moi et pour Gaël. On a vu que c'est un événement particulier qui mérite qu'on le prenne au sérieux », assure le demi-finaliste du dernier Open d'Australie.
Une chose est sûre, l'esprit d'équipe est bien présent. Alors que Gasquet a accepté de faire toute la préparation avec ses camarades en sachant qu'il n'avait que très peu de chance d'entrer en jeu, Simon, à la recherche de son meilleur niveau après des ennuis à un genou, sera également présent dans les gradins toulonnais pour soutenir ses camarades.

