« La situation générale ne s'est pas améliorée ; bien au contraire, nous sommes encore plus attachés aux armes du Hezbollah et déterminés à y rester attachés étant donné que cette situation est de plus en plus dangereuse et que nous sommes incapables de faire face à Israël tant par air que par mer », a ainsi estimé le chef du CPL dans une conversation avec les journalistes.
« La fois précédente, la prise en otages de deux soldats israéliens a entraîné la guerre... Mais combien de fois l'État hébreu a-t-il violé la souveraineté libanaise, franchi nos frontières et kidnappé des Libanais sur notre territoire - le tout sous les yeux des soldats de la Finul ? » a poursuivi Michel Aoun. « Nous avons évoqué nos raisons, et ceux qui prétendent que personne n'a mandaté sayyed Hassan Nasrallah afin qu'il se défende se demandent pourquoi ils ont porté les armes dans les années 70 et qui les avait à l'époque mandatés... Les raisons sont les mêmes ; en réalité, elles sont aujourd'hui plus graves et plus dangereuses », a-t-il dit, dans une allusion à peine voilée aux Forces libanaises qui se battaient il y a quatre décennies contre les Palestiniens. « Sayyed Nasrallah a pris l'initiative, mais sans pour autant multiplier les barrages financiers et sans obliger les gens à payer des impôts locaux. Qu'il en soit remercié parce qu'il supporte toutes les dépenses de la résistance, en plus des aides dont il est le bénéficiaire, et parce qu'il offre au Liban un réseau de défense en harmonie avec les fondements économiques et démographiques du Liban », a-t-il martelé.


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