Rechercher
Rechercher

Liban - Crash D’Ethiopian Airlines

L’État n’épargnera « aucun » effort…

C’est entouré des ministres Najjar, Mitri, Baroud, Aridi et Khalifé que le PM a reçu hier au Sérail les proches des victimes du crash d’Ethiopian Airlines.Photo Dalati et Nohra

Après une minute de silence observée en mémoire des victimes du crash du Boeing 737-800 de l'Ethiopian Airlines, la rencontre promise par le Premier ministre Saad Hariri aux proches des victimes a pu commencer avec comme maître mot la transparence, en présence notamment des ministres de l'Intérieur, Ziyad Baroud, de la Justice, Ibrahim Najjar, des Transports publics, Ghazi Aridi, et de la Santé, Mohammad Jawad Khalifé. Les familles, « venues en grand nombre », comme l'a précisé le ministre de l'Information Tarek Mitri, ont pu prendre connaissance de trois rapports préparés par l'armée libanaise, l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri et le ministère de la Justice. L'armée a pu expliquer qu'elle n'a pas, « contrairement à ce qui a été dit dans la presse », a noté M. Mitri, abandonné un point de recherche au profit d'un autre mais qu'elle a simplement élargi la zone de recherche. L'administration de l'hôpital Rafic Hariri a ensuite rendu compte du travail fourni dès les premières heures de la catastrophe, puis le ministre de la Justice Ibrahim Najjar a expliqué aux familles la procédure à suivre et les a informées de la mise en place d'un comité composé de juges experts dans les affaires de dommages et intérêts afin de les aider à réclamer leurs droits.
« La réunion a permis à tous de faire part de leur mécontentement, de leurs attentes, a indiqué M. Mitri. Nous avons pu prendre connaissance de ce qui les avait dérangés et qui nous avait échappé, et nous avons pu nous mettre d'accord sur la façon de gérer, à l'avenir, les retombées de ce drame qui nous a tous touchés, a-t-il ajouté. M. Hariri a ensuite pris la parole, s'adressant à eux avec compassion, et leur a affirmé que l'État n'épargnera aucun effort afin de faire la lumière sur ce drame et les aider à défendre leurs droits. »
Rappelons par ailleurs qu'une action a été intentée par des familles de victimes de l'accident de l'Ethiopian Airlines contre le constructeur américain Boeing via un cabinet américain, réclamant des millions de dollars de dommages et intérêts, a confirmé leur avocat hier.
« Nous avons intenté un recours à Chicago (Illinois) contre la compagnie Boeing », a affirmé à l'AFP Manuel von Ribbeck, du cabinet Ribbeck law. M. Ribbeck, ainsi que deux autres avocats du même cabinet et un expert aéronautique se trouvent à Beyrouth pour rencontrer les familles des passagers. « Notre expert aéronautique estime qu'une simple erreur du pilote ne peut pas avoir causé l'accident », a affirmé M. Ribbeck. Il a dû y avoir une défaillance mécanique importante due à un défaut de conception ou de construction, ou à un problème d'entretien », a-t-il dit.
Il a en outre critiqué le montant de 20 000 dollars par passager, qui serait proposé comme indemnisation par les compagnies d'assurances aériennes, et indiqué qu'il tenterait d'obtenir au-delà d'un million de dollars par victime. « Pourquoi ces mêmes compagnies paient ailleurs dix fois plus ? Il est injustifiable qu'un Libanais vaille moins », a-t-il indiqué.
Les responsables de Boeing, dont le siège est à Chicago, n'étaient pas joignables dans l'immédiat.

Après une minute de silence observée en mémoire des victimes du crash du Boeing 737-800 de l'Ethiopian Airlines, la rencontre promise par le Premier ministre Saad Hariri aux proches des victimes a pu commencer avec comme maître mot la transparence, en présence notamment des ministres de l'Intérieur, Ziyad Baroud, de la Justice, Ibrahim Najjar, des Transports publics, Ghazi Aridi, et de la Santé, Mohammad Jawad Khalifé. Les familles, « venues en grand nombre », comme l'a précisé le ministre de l'Information Tarek Mitri, ont pu prendre connaissance de trois rapports préparés par l'armée libanaise, l'hôpital gouvernemental Rafic Hariri et le ministère de la Justice. L'armée a pu expliquer qu'elle n'a pas,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut