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Moyen Orient et Monde - Intempéries

La France paye un lourd tribut à la tempête qui balaye l’Europe

Xynthia a fait au moins 52 morts dont 45 en France, où plus d'un million de foyers ont été privés d'électricité.

Sa maison inondée, une dame a trouvé refuge sur la table de sa cuisine en attendant les secours. Frank Perry/AFP

Portée par des vents violents et de fortes marées, la tempête Xynthia, qui balaye l'Europe depuis samedi, a fait au moins 52 morts. La France, avec au moins 45 morts, plusieurs disparus et des dizaines de blessés, a payé le plus lourd tribut à la tempête, annoncée comme l'une des plus violentes depuis celles qui avaient frappé le pays en décembre 1999 (faisant 92 morts), selon le dernier bilan établi hier par les autorités françaises.
C'est la Vendée (Ouest) qui a été le département le plus touché, avec un bilan encore provisoire d'une trentaine de morts, selon la préfecture. Dans plusieurs localités, comme à La-Faute-sur-Mer, les toits de certaines maisons émergeaient à peine de l'eau et des familles en larmes attendaient des nouvelles de leurs proches portés disparus, a constaté l'AFP. Dans la Charente-Maritime voisine, également durement touchée, six personnes sont mortes, dont un enfant de dix ans.
D'autres départements du littoral ou du centre ont été balayés par les vents et déplorent des morts : les victimes ont été noyées, tuées par des chutes de branches d'arbres ou encore asphyxiées par les gaz d'échappement d'un générateur. Dans les régions de l'Ouest et du centre, les plus touchées, quelque 500 000 foyers - contre un million dans la matinée - étaient encore hier soir privés d'électricité, selon ERDF, filiale de distribution d'Électricité de France.
Dans la soirée, le Premier ministre français François Fillon a qualifié de « catastrophe nationale » la tempête, annoncé que le rétablissement de l'électricité prendrait « plusieurs jours » et que les arrêtés de catastrophe naturelle seraient publiés « dans les 48 heures ». Plus tôt, le président Nicolas Sarkozy avait demandé « au gouvernement d'agir sans attendre pour que les mesures de solidarité nationale puissent intervenir dans les meilleurs délais ».
La tempête, qui s'était formée dans l'Atlantique, avait touché samedi le littoral portugais, tuant un enfant, avant de gagner l'Espagne, où trois personnes ont été également tuées dans le Nord. Hier, deux grandes villes du nord du Portugal, Porto et Vila Nova de Gaia, étaient en alerte maximale en raison de la crue attendue du Douro, le fleuve qui les sépare, selon les services de secours. Dans la soirée, la dépression gagnait progressivement le Benelux et le nord de l'Europe.
Dans la journée, la tempête a fait ses premières victimes en Allemagne : un automobiliste a été tué et son épouse blessée lorsqu'un arbre s'est abattu sur leur voiture en Forêt Noire (Ouest), et une femme qui faisait du jogging a été tuée par la chute d'un arbre à Bergheim, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Nord). La Belgique, jusqu'alors épargnée, déplorait aussi hier soir sa première victime : un homme tué par la chute d'un arbre dans son jardin à Jodoigne, près de Bruxelles. La tempête a en outre affecté une partie de la Suisse, où le vent a soufflé jusqu'à 160 km/h, selon la police du canton de Vaud (Ouest), perturbant la circulation, mais sans qu'aucune victime n'ait été signalée.
La tempête, qui a quitté la France en fin d'après-midi, a provoqué toute la journée d'importantes perturbations dans les transports, aériens comme ferroviaires. Air France a annoncé l'annulation de plus d'une centaine de vols sur environ 700 dimanche au départ et à l'arrivée de Roissy, le plus grand aéroport parisien, où les vols ont accusé en moyenne une heure de retard. Des perturbations ont aussi été signalées à l'aéroport de Francfort (Allemagne).
Portée par des vents violents et de fortes marées, la tempête Xynthia, qui balaye l'Europe depuis samedi, a fait au moins 52 morts. La France, avec au moins 45 morts, plusieurs disparus et des dizaines de blessés, a payé le plus lourd tribut à la tempête, annoncée comme l'une des plus violentes depuis celles qui avaient frappé le pays en décembre 1999 (faisant 92 morts), selon le dernier bilan établi hier par les autorités françaises.C'est la Vendée (Ouest) qui a été le département le plus touché, avec un bilan encore provisoire d'une trentaine de morts, selon la préfecture. Dans plusieurs localités, comme à La-Faute-sur-Mer, les toits de certaines maisons émergeaient à peine de...
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