La Chine a estimé jeudi que la question du programme nucléaire iranien pouvait être résolue par le dialogue, après que le chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, eut prôné des sanctions de l'ONU dans les deux mois.
"Il y a toujours de la latitude pour les efforts diplomatiques et le dialogue", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Qin Gang lors d'un point presse.
"Nous espérons que les parties concernées garderont à l'esprit les intérêts généraux et renforceront les consultations et le dialogue afin de promouvoir une solution pacfifique de la question du nucléaire iranien", a-t-il ajouté.
Mercredi, Hillary Clinton a dit espérer une résolution de l'ONU condamnant les activités nucléaires de l'Iran "dans 30 à 60 jours".
"Notre engagement très clair en faveur du dialogue a créé un espace pour beaucoup de pays, qui envisagent maintenant de soutenir des sanctions qu'ils n'auraient autrement peut-être pas soutenues", a déclaré la secrétaire d'Etat.
La Chine, qui dispose d'un droit de veto au Conseil de sécurité et entretient des liens économiques étroits avec l'Iran, ne cesse de prôner la poursuite du dialogue même si elle a voté les trois précédentes résolutions à l'ONU contre son allié, en 2006, 2007 et 2008.
Qin Gang a souligné jeudi qu'une solution passait notamment par un accord avec l'Iran sur l'enrichissement de son uranium.
Téhéran est soupçonné par Israël et les puissances occidentales de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme civil. Ces pays veulent notamment dissuader l'Iran de procéder lui-même à l'enrichissement de son uranium, perçu comme une étape vers la fabrication d'armes atomiques.
Mais l'Iran a annoncé avoir commencé le 9 février à enrichir de l'uranium à 20% sur son site de Natanz (centre) et pourrait entreprendre le mois prochain la construction de deux nouveaux sites d'enrichissement.
Après des mois de bras de fer, les Etats-Unis poussent désormais les autres membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (France, Chine, Russie, Royaume-Uni) à accepter un nouveau train de sanctions économiques contre le régime de Téhéran.
"Il y a toujours de la latitude pour les efforts diplomatiques et le dialogue", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Qin Gang lors d'un point presse.
"Nous espérons que les parties concernées garderont à l'esprit les intérêts généraux et renforceront les consultations et le dialogue afin de promouvoir une solution pacfifique de la question du nucléaire iranien", a-t-il ajouté.
Mercredi, Hillary Clinton a dit espérer une...


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