Dominatrice en ski depuis des décennies, l'Autriche comptait sur le slalom géant de mardi pour redorer son blason. Mais ses skieurs ont encore échoué et il ne leur reste que le slalom de samedi pour éviter le zéro pointé. Pire, pendant que le drapeau autrichien est en berne, les vieux rivaux suisses ont déjà empoché deux titres grâce à Didier Defago en descente et Carlo Janka en slalom géant. Mardi, les géantistes ont semblé maudits. Marcel Hirscher a vu le podium lui échapper pour huit centièmes de seconde. Romed Baumann et le champion olympique en titre Benjamin Raich ont terminé respectivement cinquième et sixième. « Dans une course de Coupe du monde, cela aurait été un superbe résultat d'équipe et un bel effort collectif, mais ici, cela ne vaut presque rien », a déploré Hirscher.
La malchance s'en est mêlée lorsque Hirscher et Raich ont tous deux touché une porte dans la seconde manche alors qu'ils étaient en lice pour monter sur le podium.
« C'est tout simplement fou, a dit Raich. J'étais vraiment bien. Si j'avais été ne serait-ce que deux centimètres plus loin de cette porte, il ne serait rien arrivé. » Le chef d'équipe autrichien, Hans Poum, a semblé céder au fatalisme. « Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas, a-t-il lâché. Benni (Raich) se battait pour une médaille quand il a fait une faute. La quatrième place de Marcel est belle, mais aux Jeux, ça compte pour rien. Tout le monde a donné le meilleur de lui-même, mais cela n'a pas marché. »
En difficulté cette saison sur les épreuves de vitesse - ils n'ont pas remporté la moindre descente -, les Autrichiens attendaient beaucoup des épreuves techniques. Dans le slalom de samedi, ils aligneront le tenant du titre Benjamin Raich, le leader de la Coupe du monde de la spécialité Reinfried Herbst, le champion du monde en titre Manfred Pranger et Marcel Hirscher.

