Khartoum et les rebelles du JEM à Doha pour signer la trêve
Le retour à la paix dans cette région nécessitera le ralliement d'autres groupes insurgés.
OLJ /
le 24 février 2010 à 00h08
Le Soudan a signé hier soir à Doha une trêve avec un important mouvement rebelle du Darfour, rendue possible par le rapprochement entre Khartoum et le Tchad voisin. Le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), qui a des soutiens au Tchad, a déjà paraphé l'accord à N'Djamena samedi avec un responsable soudanais. Cette première signature faisait suite à la réconciliation entre le Soudan et le Tchad, matérialisée par une visite à Khartoum du président tchadien Idriss Deby le 8 février. L'accord porte sur un partage du pouvoir et prévoit la participation du JEM « à tous les niveaux du pouvoir (exécutif, législatif...) selon des modalités à convenir ultérieurement entre les deux parties ». Le texte indique que le JEM doit se constituer « en parti politique dès la signature de l'accord final entre les deux parties ». Il énonce la proclamation d'un cessez-le-feu qui entre en vigueur aujourd'hui à minuit. Il prévoit aussi d'intégrer les combattants rebelles au sein de l'armée et la police, la libération des prisonniers de guerre et l'amnistie pour les membres civils et militaires du JEM. L'accord parle de dédommagement pour les déplacés ainsi que du développement du Darfour, longtemps négligé, et de l'examen du partage des ressources. Le partage du pouvoir et de la richesse a été l'épine dorsale de tous les accords signés par Khartoum et les différentes rébellions, comme celui signé avec la faction du mouvement de libération du Soudan en 2006, un groupe du Darfour conduit par Minni Minnawi, qui a obtenu le poste de conseiller présidentiel. L'accord de paix global de 2005 avec les anciens rebelles du Sud a permis à leur chef, Salva Kiir, de devenir premier vice-président. Son gouvernement se partage les revenus pétroliers avec Khartoum. La fin de la rébellion dans l'Est en 2006 a pour sa part été possible grâce à un accord permettant aux chefs des tribus Beja de se joindre au gouvernement et comportant la promesse de Khartoum de développer cette région disposant d'une façade maritime.
Le Soudan a signé hier soir à Doha une trêve avec un important mouvement rebelle du Darfour, rendue possible par le rapprochement entre Khartoum et le Tchad voisin. Le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), qui a des soutiens au Tchad, a déjà paraphé l'accord à N'Djamena samedi avec un responsable soudanais. Cette première signature faisait suite à la réconciliation entre le Soudan et le Tchad, matérialisée par une visite à Khartoum du président tchadien Idriss Deby le 8 février. L'accord porte sur un partage du pouvoir et prévoit la participation du JEM « à tous les niveaux du pouvoir (exécutif, législatif...) selon des modalités à convenir...
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