Un des deux Suisses emprisonné, l’autre prépare son départ
OLJ /
le 23 février 2010 à 00h30
Max Göldi quittant l’ambassade de Suisse en Libye.Mahmoud Turkia/AFP
Max Göldi, l'un des deux hommes d'affaires suisses retenus à Tripoli depuis 19 mois, s'est rendu aux autorités libyennes et a été conduit en prison, tandis que le second Suisse, Rachid Hamdani, blanchi en appel, réglait les formalités nécessaires à son départ de Libye. M. Göldi a quitté l'ambassade helvétique vers 14h15, soit plus de deux heures après l'expiration d'un ultimatum donné par Tripoli pour qu'il se rende, a constaté un journaliste de l'AFP. Il a ensuite été conduit à la prison d'Aïn Zara, près de Tripoli, selon son avocat, Salah Zahaf, qui a ajouté qu'il comptait déposer aujourd'hui une demande de grâce auprès du Conseil supérieur des instances judiciaires. Tripoli avait donné à l'ambassade jusqu'à midi pour remettre à la justice M. Göldi. La représentation helvétique était encerclée hier de dizaines de policiers et de véhicules des forces de l'ordre. De son côté, M. Hamdani, dont Me Zahaf avait auparavant annoncé le départ pour la Tunisie, se trouvait toujours à Tripoli lundi en début de soirée afin de régler des formalités liées à son départ, ont indiqué son épouse et les autorités helvètes aux médias. Les deux Suisses étaient poursuivis en Libye pour « séjour illégal » et « exercice d'activités économiques illégales ». Si M. Hamdani a été blanchi, M. Göldi a été condamné en appel à quatre mois de prison ferme pour « séjour illégal » et à une amende de 800 dollars dans la deuxième affaire. Il n'avait toutefois pas été emprisonné et s'était réfugié à l'ambassade helvétique à Tripoli, comme M. Hamdani. Les deux hommes d'affaires avaient été arrêtés le 19 juillet 2008 en Libye, après l'interpellation musclée à Genève d'un fils du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, Hannibal, et de son épouse, sur une plainte de deux domestiques accusant leur employeur de mauvais traitements. Dans un communiqué, l'organisation Amnesty International a demandé hier la libération immédiate de M. Göldi, présenté comme « un pion dans une querelle diplomatique entre la Suisse et la Libye ». Les autorités libyennes avaient menacé de prendre des « mesures » à l'encontre de l'ambassade si M. Göldi n'était pas livré à la police, selon JANA. Le ministre autrichien des Affaires étrangères, Michael Spindelegger, a déclaré à l'agence APA que plusieurs diplomates européens s'étaient rendus dans les locaux de la représentation helvétique, encerclée par des forces de police, pour s'opposer à une menace de prise d'assaut. Rome a indiqué que le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi avait appelé personnellement le leader libyen Mouammar Kadhafi, dimanche tard dans la soirée, pour le convaincre de ne pas attaquer l'ambassade.
Max Göldi, l'un des deux hommes d'affaires suisses retenus à Tripoli depuis 19 mois, s'est rendu aux autorités libyennes et a été conduit en prison, tandis que le second Suisse, Rachid Hamdani, blanchi en appel, réglait les formalités nécessaires à son départ de Libye. M. Göldi a quitté l'ambassade helvétique vers 14h15, soit plus de deux heures après l'expiration d'un ultimatum donné par Tripoli pour qu'il se rende, a constaté un journaliste de l'AFP. Il a ensuite été conduit à la prison d'Aïn Zara, près de Tripoli, selon son avocat, Salah Zahaf, qui a ajouté qu'il comptait déposer aujourd'hui une demande de grâce auprès du Conseil supérieur des instances...
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