Les pays de l'Union européenne ont affiché lundi des divergences persistantes sur l'opportunité d'appliquer dès à présent des sanctions renforcées contre l'Iran en raison de l'impasse dans les négociations sur son programme nucléaire controversé.
La France, membre du Conseil de sécurité de l'ONU et en pointe pour demander de nouvelles sanctions contre Téhéran, a plaidé en faveur d'un "message de très grande fermeté" contre l'Iran, soupçonné de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'un programme civil.
"Nous espérons que tout le monde sera sur la même ligne", a déclaré son secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, en arrivant à une réunion des chefs de la diplomatie de l'UE à Bruxelles, où il représentait son pays.
"Je pense que tout le monde est en train d'avancer dans cette direction là, malheureusement, parce que toutes les actions côté iranien depuis un certain nombre de semaines confirment le fait qu'il faut passer aux sanctions", a-t-il ajouté.
"On aurait souhaité une solution diplomatique mais puisque toutes les offres ont été refusées" il faut passer à autre chose, a encore dit M. Lellouche.
Toutefois, les pays européens ne sont pas au diapason, plusieurs d'entre eux jugeant que la voie diplomatique n'a pas encore été épuisée et insistant sur la nécessité de trouver un accord au Conseil de sécurité avec les Russes et les Chinois sur la question. Une manière d'exclure des sanctions unilatérales des pays de l'UE en cas de désaccord à l'ONU.
"On doit savoir qu'avec des sanctions on ne trouvera pas de solutions, il n'y a aucune autre solution que la voie diplomatique, il faut essayer d'épuiser toutes les actions diplomatiques", a ainsi martelé le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn.
Son collègue suédois, Carl Bildt, a aussi prôné la prudence. "Il y a une discussion en cours au Conseil de sécurité, voyons ce qu'elle donne. C'est seulement si la communauté internationale est unie que cela aura un impact", a-t-il dit à la presse, en refusant toute idée de date-butoir pour les Iraniens.
La France, membre du Conseil de sécurité de l'ONU et en pointe pour demander de nouvelles sanctions contre Téhéran, a plaidé en faveur d'un "message de très grande fermeté" contre l'Iran, soupçonné de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'un programme civil.
"Nous espérons que tout le monde sera sur la même ligne", a déclaré son secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, en arrivant...


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