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Sport - Rencontre

Ghassan Achi : « Je ne ressens aucune pression »


Du haut de ses 168 cm et 60 kg, Ghassan Achi paraît encore bien frêle face à la crème des skieurs alpins mondiaux. Toutefois, le jeune Libanais fait preuve d'une maturité et d'un réalisme peu communs pour un garçon de 16 ans, plongé en plein milieu des Jeux olympiques d'hiver de Vancouver.
Aligné au slalom géant (le 23 février) et en slalom (le 27 février), Achi a déclaré ressentir très peu de pression. Il faut dire que ses chronos ou son classement final l'intéressent peu. S'il est à Vancouver, c'est surtout pour bien scruter et observer les slalomeurs, et apprendre des meilleurs.
Pour le reste, Achi semble profiter au maximum de cette expérience unique que sont les Jeux.

L'interview :
Q - Vous êtes à quelques jours de votre première compétition. Où est-ce que vous en êtes au niveau physique et mental ?
R - Ma première course a été reportée, et elle n'est prévue que dans trois jours (le 23 février au lieu du 21, NDLR). Cela me donne quelques jours supplémentaires pour me peaufiner. Physiquement, je suis probablement dans la meilleure forme de ma vie. Je me suis entraîné intensivement durant cette dernière année. Quant au mental, je suis « relax ». Je suis toutefois légèrement fatigué, et c'est en principe dû à l'altitude et aux longues journées. J'ai donc prévu de dormir et de me reposer autant que possible lors des prochains jours.
Comment se passe votre préparation ? Et comment se déroulent vos journées à Vancouver ?
Étant entouré par les meilleurs skieurs au monde, j'ai décidé que ce serait une bonne idée d'observer et d'apprendre leur technique. Alors, je passe un peu de mon temps à scruter leurs entraînements ou leurs courses avant de passer moi-même sur les pistes.
D'habitude, je fais 5 ou 6 bonnes prestations par jour, et je termine ma journée par 2 ou 3 descentes pour améliorer ma technique.
Une fois les séances de ski terminées, direction la salle de gym dans le village olympique pour une sorte de dryland. Et puis dépendamment des jours, je pratique du spinning, des étirements, du foam rolling, ou bien des séances plus endurantes avec des poids et des sauts.

Percevez-vous une quelconque pression d'être le plus jeune skieur alpin dans ces Olympiades ?
Être le plus jeune athlète est sans aucun doute un peu effrayant, mais je dirai que je ne ressens aucune pression.
Quelque 2 500 athlètes représentant 82 nations sont en compétition dans ces Jeux. Comment le ressentez-vous ?
Vivre, à 16 ans, parmi cette foule d'athlètes de renom mondial est définitivement une expérience spéciale.
Il m'arrive même des fois de douter que je fasse partie intégrante de ces Jeux ; c'est un feeling surréel à vrai dire que de participer aux JO.
Qu'est-ce qui vous intéresse davantage pour vos courses : de réaliser un bon chrono ou bien de grappiller quelques positions dans le classement final ?
Je n'ai jamais couru à un niveau de compétition aussi élevé, alors franchement je ne sais pas à quoi je devrais m'attendre. Chrono ou position, pour la première course, peu importe. Ce qui m'importe plutôt c'est de savoir que j'aurai fait une bonne performance et que j'aurai donné tout de moi-même.
Un dernier mot sur vos compatriotes Jacky Chamoun et Chirine Njeim...
Chirine me rappelle énormément ma mère. Elle est pleine d'énergie et est rapidement capable de connecter avec les gens autour. Deux heures après avoir fait sa connaissance, je me sentais déjà à l'aise d'engager une conversation ou de la fréquenter. C'est aussi une excellente skieuse. Jacky est une personne très cool et relax. Elle diffuse une aura de quiétude et ne semble aucunement affectée par le fait qu'elle participera bientôt à une course retransmise dans le monde entier.
Du haut de ses 168 cm et 60 kg, Ghassan Achi paraît encore bien frêle face à la crème des skieurs alpins mondiaux. Toutefois, le jeune Libanais fait preuve d'une maturité et d'un réalisme peu communs pour un garçon de 16 ans, plongé en plein milieu des Jeux olympiques d'hiver de Vancouver.Aligné au slalom géant (le 23 février) et en slalom (le 27 février), Achi a déclaré ressentir très peu de pression. Il faut dire que ses chronos ou son classement final l'intéressent peu. S'il est à Vancouver, c'est surtout pour bien scruter et observer les slalomeurs, et apprendre des meilleurs.Pour le reste, Achi semble profiter au maximum de cette expérience unique que sont les Jeux.L'interview :Q - Vous êtes...
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