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Liban

Les restaurateurs réclament une « application intelligente » de la loi

Que pense le syndicat des propriétaires des restaurants, pubs et cafés du projet de loi antitabac ?
Dans une lettre adressée au président de la commission parlementaire de l'Administration et de la Justice, Robert Ghanem, le président du syndicat, Paul Ariss, souligne que « les membres du syndicat et les propriétaires des restaurants soutiennent en général les lois susceptibles de préserver la santé du citoyen et sa protection contre les maladies, d'autant qu'eux-mêmes et les employés dans leurs établissements sont exposés à la fumée des autres et à ses méfaits ».
Dans sa lettre, M. Ariss explique que le nombre des restaurants qui ont - ou non - un permis dépasse les 5 000 établissements répartis sur l'ensemble du territoire, « 60 % d'entre eux étant à Beyrouth ». Ils sont divisés sur cinq catégories : les restaurants libanais, les restaurants occidentaux, les pubs, les boîtes de nuit et les dancings.
Le syndicat a mené une enquête auprès des propriétaires de ces établissements pour sonder leur opinion, poursuit la lettre. « Les restaurants occidentaux ont applaudi à une telle loi, proposant toutefois que celle-ci soit appliquée graduellement. » Entre-temps, ils se sont déclarés prêts à « consacrer des zones non-fumeurs indépendantes », lit-on dans le document. Il en est de même pour les propriétaires des pubs, des dancings et des boîtes de nuit.
« Les propriétaires des restaurants libanais s'opposent à cette loi, d'autant que la majorité d'entre eux proposent le narguilé qui est devenu une tradition au Liban et dans les pays arabes, ajoute le texte. Néanmoins et malgré les dommages financiers qui en découleront, surtout dans les établissements qui n'ont pas de terrasses, ils accepteront à contrecœur d'appliquer cette décision, appelant à ce qu'elle soit appliquée dans les espaces fermés uniquement et à autoriser la cigarette et le narguilé à l'air libre, quitte à l'interdire graduellement. »
Le texte propose par ailleurs :
- de mener des campagnes de sensibilisation massives dans les différents médias bien avant de mettre la loi en application, pour expliquer au citoyen les méfaits du tabac et les sanctions légales et financières qu'il encourra en cas de contravention ;
- de sanctionner uniquement les fumeurs qui entravent la loi et non pas les établissements ;
- de définir la façon dont sera appliquée la loi dans les restaurants et notamment en ce qui concerne la répression des infractions à cette loi par les autorités concernées pour empêcher toute confusion ou surenchères ;
- d'appliquer la loi fermement sur l'ensemble du territoire ;
- d'appliquer la loi au sein des différents établissements qui proposent à manger comme les boulangeries/restos, les pâtisseries/restos, les salles pour le mariage, etc.
Contacté par L'Orient-Le Jour, M. Paul Ariss explique que « se basant sur l'exemple de l'Arabie saoudite, le syndicat demandera également à ce que des licences spéciales soient accordées pour les établissements qui proposent le narguilé ». « Nous ne sommes pas contre la loi, mais il faut qu'elle soit appliquée d'une manière intelligente », insiste-t-il.

Que pense le syndicat des propriétaires des restaurants, pubs et cafés du projet de loi antitabac ?Dans une lettre adressée au président de la commission parlementaire de l'Administration et de la Justice, Robert Ghanem, le président du syndicat, Paul Ariss, souligne que « les membres du syndicat et les propriétaires des restaurants soutiennent en général les lois susceptibles de préserver la santé du citoyen et sa protection contre les maladies, d'autant qu'eux-mêmes et les employés dans leurs établissements sont exposés à la fumée des autres et à ses méfaits ».Dans sa lettre, M. Ariss explique que le nombre des restaurants qui ont - ou non - un permis dépasse les 5 000...
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