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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Obama reçoit le dalaï-lama, au grand déplaisir de la chine

Le président américain assure au Prix Nobel de la paix son « soutien » à la culture tibétaine.

Le dalaï-lama dessine sur la neige qui se trouve à l’extérieur de la Maison-Blanche. Photo AFP

Le président américain Barack Obama, faisant fi des protestations de Pékin, a reçu hier le dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains en exil. L'arrivée du dalaï-lama, prix Nobel de la paix 1989, 20 ans avant M. Obama, s'est faite de manière discrète en-dehors de toute présence des caméras.
Mais à l'issue de leur entrevue d'environ 45 minutes, le leader tibétain s'est avancé à l'extérieur de la résidence vers les nombreux journalistes présents et s'est adressé directement à eux, chose inhabituelle de la part d'un visiteur de marque. Il a déclaré que sa cause était « juste » et « pacifique » et s'est dit « très heureux » de cette rencontre, devant l'aile ouest de la Maison-Blanche, une sortie publique qui a toutes les chances de provoquer un peu plus la colère des autorités chinoises.
M. Obama « a fait part de son fort soutien envers la préservation de l'identité religieuse, culturelle et linguistique unique du Tibet et à la protection des droits humains des Tibétains au sein de la République populaire de Chine », a déclaré de son côté le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs. « Le président a loué l'approche de la "voie du milieu" du dalaï-lama, son engagement à respecter la non-violence et sa poursuite du dialogue avec le gouvernement chinois », a ajouté M. Gibbs. M. Obama « a insisté sur le fait qu'il avait constamment encouragé les deux parties à entamer un dialogue direct pour résoudre les différends et se réjouit de la reprise récente des discussions » entre autorités chinoises et émissaires du dalaï-lama, a dit le porte-parole. Par ailleurs, « le président et le dalaï-lama sont tombés d'accord sur l'importance d'une relation positive et axée sur la coopération entre les États-Unis et la Chine », a affirmé M. Gibbs.
Pékin s'oppose à tout contact entre des dirigeants étrangers et le chef des bouddhistes tibétains, âgé de 74 ans et qui vit en exil en Inde depuis 1959, l'accusant de visées sécessionnistes. M. Obama avait évité le dalaï-lama lors d'une visite de ce dernier à Washington en 2009, provoquant l'irritation des défenseurs des droits de l'homme, mais cette fois, il est resté sourd aux admonestations chinoises. Tous les présidents américains depuis George Bush père en 1991 ont désormais rencontré le leader tibétain, qui devait aussi s'entretenir à huis clos avec la secrétaire d'État Hillary Clinton.
L'administration Obama a fait part de sa détermination à bâtir une relation constructive avec la Chine sur tout un éventail de sujets, de la remise en marche de l'économie mondiale à la lutte contre les changements climatiques. Mais depuis le début de 2010, elle n'en a pas moins pris des décisions qui ont fâché les autorités de Pékin, comme l'approbation de ventes d'armes pour 6,4 milliards de dollars à Taïwan, considérée par la Chine comme une province rebelle.
Le président américain Barack Obama, faisant fi des protestations de Pékin, a reçu hier le dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains en exil. L'arrivée du dalaï-lama, prix Nobel de la paix 1989, 20 ans avant M. Obama, s'est faite de manière discrète en-dehors de toute présence des caméras.Mais à l'issue de leur entrevue d'environ 45 minutes, le leader tibétain s'est avancé à l'extérieur de la résidence vers les nombreux journalistes présents et s'est adressé directement à eux, chose inhabituelle de la part d'un visiteur de marque. Il a déclaré que sa cause était « juste » et « pacifique » et s'est dit « très...
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