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Liban

« Un passionné du Liban »

Nous reproduisons ici les principaux passages de l'allocution de présentation du président Larcher, prononcée en début de séance par le ministre de la Justice, Ibrahim Najjar :
« J'ai entendu le président Larcher s'exprimer sur le Liban. Il ne fait aucun doute que le second personnage officiel de la France est un passionné du Liban.
« Comme il aime à le répéter lui-même, depuis vingt-cinq années à ce jour, le président Larcher a visité notre pays plus de trente fois. Le président de la Chambre a évoqué le chiffre de 38. Avec la TVA, a-t-il répondu. Comme si l'on pouvait compter les coups de cœur !
« En voulant venir en aide aux nécessiteux, aux victimes des guerres qui ont labouré notre pays, M. Larcher a bravé les dangers les plus graves, constaté l'humiliation des lignes de démarcation, expérimenté notre tissu social complexe, communautaire, régional, vécu auprès des miséreux et espéré avec ceux d'entre nous qui n'ont jamais perdu la foi en ce pays. Ce faisant, Gérard Larcher, engagé humanitaire, s'est comporté mieux qu'un chevalier ; il fut, il est un frère, un ami, encore une fois, un épris du Liban. Quelque part, sans doute, participer aux souffrances du Liban a dû représenter une forme de sacerdoce pour le président Larcher.
« Aujourd'hui, élu président du Sénat français, après une bataille restée dans tous les esprits, comme ayant consacré l'avènement du candidat le plus proche et sans doute le plus accessible à ses pairs, le président Larcher, vous le constaterez dans quelques instants, est non seulement le cœur au pouvoir, mais un maître des institutions. Il a bien voulu accepter de nous entretenir de ce qu'est le Sénat, le bicaméralisme, si vous préférez, puisque les accords de Taëf en ont consacré la formation. Mais je crois que le président Larcher fera la part des institutions.
« Car à quoi bon un Sénat au Liban s'il ne se verrait confier que ce qui perpétuerait un communautarisme endémique et excessif, sans bicaméralisme véritable ? Et pourquoi faut-il attendre (art. 22 de notre Constitution) "l'élection de la première Chambre des députés sur une base nationale et non confessionnelle" pour créer un Sénat "où seront représentées toutes les familles spirituelles", dont la compétence serait limitée "aux questions nationales d'intérêt majeur" ? Avec les textes actuels déjà, les chefs des communautés libanaises peuvent saisir le Conseil constitutionnel pour ce qui touche aux lois de statut personnel.
« Aux États-Unis, m'avait-on expliqué, en 1988, l'ardeur de la Chambre dite "basse" "House of représentatives" est contrôlée par le Sénat, Chambre dite "haute". Bancroft, citant James Madison, affirme que l'utilité du Sénat est de "refroidir, d'agir avec plus de méthode et de sagesse que la Chambre des représentants". En somme, le thé bouillant servi par l'Assemblée du peuple est refroidi, reversé dans la tasse plus froide des sénateurs, puisqu'il est moins soumis aux contraintes de court terme. »
Nous reproduisons ici les principaux passages de l'allocution de présentation du président Larcher, prononcée en début de séance par le ministre de la Justice, Ibrahim Najjar :« J'ai entendu le président Larcher s'exprimer sur le Liban. Il ne fait aucun doute que le second personnage officiel de la France est un passionné du Liban.« Comme il aime à le répéter lui-même, depuis vingt-cinq années à ce jour, le président Larcher a visité notre pays plus de trente fois. Le président de la Chambre a évoqué le chiffre de 38. Avec la TVA, a-t-il répondu. Comme si l'on pouvait compter les coups de cœur !« En voulant venir en aide aux nécessiteux, aux victimes...
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