Dans un discours qu'il a prononcé à l'ouverture du 2e congrès international des maladies cardiaques et du système digestif, M. Berry s'est défendu de chercher à favoriser une communauté au détriment d'une autre. « Nous voulons que les 18 communautés soient sur un même pied d'égalité », a-t-il dit, avant d'énumérer ce qu'il considère comme étant les inconvénients du système confessionnel. « La faiblesse du Liban devant l'agressivité israélienne est due au système confessionnel politique, tout comme la corruption du pouvoir, la présence de groupes ayant des intérêts privés, les monopoles et même la prolifération des médicaments à base de plantes », a déclaré M. Berry.
Il a affirmé se tenir aux côtés de la foule qui a participé à la commémoration de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri. « Comme elle, nous voulons avoir un État, au vrai sens du terme, mais à condition de reconnaître que l'État qui nous a jusque-là gouvernés est tombé à jamais », a-t-il dit, avant de rappeler les crises et les guerres confessionnelles qui ont ponctué l'histoire du Liban depuis l'indépendance jusqu'à aujourd'hui.
Le président de la Chambre a par ailleurs mis en garde les Israéliens contre une nouvelle guerre contre le Liban, affirmant qu'ils commettraient une « erreur fatale » s'ils pensaient pouvoir la remporter.

