« Certains partenaires politiques ne veulent pas de ces élections », a assuré M. Geagea, affirmant que les FL « approuveront tout ce que décidera le Conseil des ministres à ce propos, qu'il s'agisse de l'adoption de la proportionnelle ou d'autre chose, le plus important étant que l'échéance municipale ait lieu dans les délais prévus ».
Cependant, a-t-il ajouté, « ceux qui ne veulent pas de la tenue du scrutin s'efforcent de noyer cette échéance en recourant à ces propositions de réformes ». Selon lui, ces propositions n'ont « pas de motivation nationale ».
Il a souligné qu'il existe un principe juridique selon « lequel les élections doivent être tenues dans les délais, sauf circonstances exceptionnelles, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui ».
Par conséquent, a-t-il fait valoir, « même si le Conseil des ministres et la Chambre des députés décident tous deux d'un report du scrutin municipal, il sera présenté un recours en invalidation de cette décision devant le Conseil constitutionnel ».
« Il faut respecter les délais constitutionnels, si l'on ne veut pas en arriver à manipuler le système tout entier », a poursuivi le chef des FL, soulignant par ailleurs l'importance du renforcement du rôle des municipalités.
Interrogé sur les motivations qui pousseraient certaines parties à vouloir un report du scrutin, il a affirmé ne pas saisir « les véritables raisons ».
« Il se peut qu'en partie il y ait un embarras quelconque chez certains, ou alors qu'ils ne sont pas confiants quant aux rapports de force et pensent qu'après leur défaite aux législatives ils subiraient un nouvel échec aux municipales », a-t-il dit.
Saluant le rôle du président de la République, Michel Sleiman, « qui veille au respect de la Constitution dans les moindres détails », il a mis l'accent sur l'importance de la séance du Conseil des ministres prévue aujourd'hui. « Le gouvernement d'entente nationale ne peut pas entamer son mandat de façon boiteuse en reportant les élections municipales sans raisons valables », a-t-il lancé.
Prié de donner son évaluation au sujet du rassemblement du 14 février, M. Geagea a déploré « le manque d'objectivité chez les sceptiques ».
« Cette année, la commémoration a eu lieu dans un contexte marqué par la pacification et le consensualisme. La mobilisation en temps de confrontation est facile, mais elle est difficile en temps de compromis », a-t-il encore dit.
Il n'empêche que le 14 Mars « a réussi cette année à démontrer qu'il dispose d'un public vaste qui traverse les communautés et les partis politiques », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le chef des FL a reçu à Meerab le député Hady Hobeiche (Akkar, Courant du futur), qui a fait état, à l'issue de l'entretien, d'« une entente entre toutes les composantes du 14 Mars sur la nécessité de la tenue des élections municipales dans les délais prévus ».

