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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

Le nucléaire iranien mobilise la diplomatie internationale

À Riyad, la secrétaire d'État US devait demander à ses interlocuteurs d'user de leur influence auprès de la Chine, récalcitrante à de nouvelles sanctions contre Téhéran.

Hillary Clinton a été reçue sous une tente par le roi Abdallah dans un campement en plein désert. Photo AFP

La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a entamé hier des discussions à Riyad pour tenter d'obtenir un soutien saoudien à de nouvelles sanctions contre l'Iran pour son programme nucléaire controversé, redoutant que ce pays ne devienne « une dictature militaire ». Après des entretiens avec son homologue saoudien, le prince Saoud el-Fayçal, Mme Clinton a été reçue sous une tente par le roi Abdallah dans un campement en plein désert, appelé Rawdat Khurayim, à 60 km au nord-est de Riyad.
À Riyad, elle devait demander à ses interlocuteurs d'user de leur influence auprès de la Chine, récalcitrante à de nouvelles sanctions contre l'Iran, pour l'amener à changer d'attitude, selon son entourage. Son assistant pour le Moyen-Orient, Jeffrey Feltman, a indiqué que la Chine a « d'importants liens commerciaux » avec le royaume, lequel pourrait, selon lui, mettre à profit ces liens « pour aider à accroître les pressions que ressentira l'Iran ».
Mme Clinton est en tournée dans le Golfe pour recueillir un soutien international à de nouvelles sanctions contre Téhéran. S'exprimant hier matin lors d'une rencontre avec des étudiants à Doha, elle a assuré que les États-Unis n'envisageaient pas le recours à la force contre l'Iran pour contenir ses ambitions nucléaires, mais qu'ils cherchaient à renforcer les pressions internationales à travers le Conseil de sécurité de l'ONU. Ces pressions « viseront notamment les entreprises contrôlées par les gardiens de la révolution, lesquels, à notre avis, sont en train de supplanter le gouvernement d'Iran », a-t-elle dit. Dans des déclarations aux journalistes dans l'avion l'emmenant à Riyad, Mme Clinton a affirmé que les pasdarans (gardiens de la révolution) exerçaient « un monopole croissant sur des parties importantes de l'économie » et qu'ils étaient « en charge du programme nucléaire ». Les États-Unis, qui travaillent avec leurs alliés à de nouvelles mesures, avaient unilatéralement annoncé mercredi le renforcement de leurs sanctions contre les gardiens de la révolution. Mme Clinton a ajouté que « l'objectif des sanctions est (...) de provoquer un changement d'attitude » du régime iranien.
Elle a indiqué par ailleurs avoir relevé chez les dirigeants de la région qu'elle a rencontrés leur inquiétude quant à l'Iran et ses projets. « Beaucoup de dirigeants me disent qu'ils s'inquiètent des intentions de l'Iran. Ils se font du souci au sujet de l'Iran, ils ne veulent pas vivre dans une région où ils se sentent menacés », a-t-elle dit, affirmant que ces dirigeants « savent que l'Iran finance directement des activités terroristes dans la région ».
La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a entamé hier des discussions à Riyad pour tenter d'obtenir un soutien saoudien à de nouvelles sanctions contre l'Iran pour son programme nucléaire controversé, redoutant que ce pays ne devienne « une dictature militaire ». Après des entretiens avec son homologue saoudien, le prince Saoud el-Fayçal, Mme Clinton a été reçue sous une tente par le roi Abdallah dans un campement en plein désert, appelé Rawdat Khurayim, à 60 km au nord-est de Riyad.À Riyad, elle devait demander à ses interlocuteurs d'user de leur influence auprès de la Chine, récalcitrante à de nouvelles sanctions contre l'Iran, pour l'amener à changer...
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