La Grèce pesait toujours sur les marchés mondiaux vendredi au lendemain du sommet de Bruxelles qui a exprimé son soutien à Athènes mais sans annoncer de mesures concrètes, une situation qui affectait fortement la monnaie unique.
L'euro a touché un nouveau plus bas depuis le 19 mai dernier à 1,3532 dollar pour un euro vers 11H30 GMT.
Les analystes mettaient en cause l'absence d'annonce d'une solution concrète à Bruxelles à l'issue du sommet des chefs d'Etat européens réunis au chevet de la Grèce et de sa dette colossale.
"Les marchés ont trouvé très peu de réconfort avec le sauvetage politique de la Grèce jeudi, un brouillard d'incertitudes planant toujours sur le montant d'assistance nécessaire au cas où les choses tourneraient à l'aigre et que les investisseurs rechigneraient devant de nouvelles tranches de dette publique", résumaient Kenneth Broux et Altaz Dagha de Lloyds TSB.
"Ce manque de détails" sur le sauvetage grec, laisse planer "le risque que la crise de la zone euro s'aggrave et tourne à une crise monétaire", soulignait de son côté Neil MacKinnon, de la banque d'investissement russe VTB Capital. Il a dit miser sur la réunion des ministres des Finances européens lundi "pour rectifier tout cela".
Pour Stuart Bennett de Crédit Agricole CIB, les annonces de la veille donnent une impression "de travail à moitié fait, laissant le marché en suspens et avide d'informations".
L'annonce vendredi d'une croissance plus faible que prévu dans la zone euro au quatrième trimestre, 0,1% par rapport au troisième, alors qu'on attendait généralement une hausse de 0,3%, a renforcé cette impression d'inconfort général.
Cette statistique a pesé un peu plus sur l'euro qui n'en avait pas besoin, et fini par entraîner un marché pétrolier qui avait dans un premier temps résisté.
"La valeur du dollar et ses variations sur le thème grec ont été le moteur du prix du pétrole cette semaine", observait Olivier Jakob, du cabinet Petromatrix. Les matières premières étant libellées en dollars, elles perdent leur attrait de placement anti-inflation lorsque le billet vert remonte face à d'autres monnaies importantes.
Du coup, vers 11h00 GMT, le baril de pétrole léger WTI cédait 1,59 dollar à 73,69 dollars sur le marché new-yorkais, et le Brent 1,43 dollars à 72,69 dollars à Londres.
La contagion s'est étendue aux Bourses en fin de matinée. A Paris, le CAC 40 est passé sous les 3.600 points, cédant 0,48% à 3599,65 points, tandis qu'à Francfort le Dax cédait 0,04% à 5.501,58 points.
Même à Londres, a priori moins concerné par les problèmes de la zone euro, le Footsie perdait 0,53% à 5.134,49 points, ses poids lourds miniers, attaqués par la hausse du dollar, pesant sur l'indice.
L'euro a touché un nouveau plus bas depuis le 19 mai dernier à 1,3532 dollar pour un euro vers 11H30 GMT.
Les analystes mettaient en cause l'absence d'annonce d'une solution concrète à Bruxelles à l'issue du sommet des chefs d'Etat européens réunis au chevet de la Grèce et de sa dette colossale.
"Les marchés ont trouvé très peu de réconfort avec le sauvetage politique de la Grèce jeudi, un brouillard d'incertitudes planant toujours sur le montant d'assistance nécessaire au...


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