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Liban

Crash d’Ethiopian Airlines : pas d’anomalie technique détectée, affirme Aridi

Le ministre des Travaux publics et des Transports, Ghazi Aridi, a affirmé hier qu'aucune anomalie technique n'a été détectée sur l'avion d'Ethiopian Airlines qui s'est abîmé en mer le 25 janvier avec 90 personnes à bord, écartant la thèse du sabotage, selon les premiers éléments de l'analyse d'une des boîtes noires en France.
Selon le rapport préliminaire de l'analyse, aucune anomalie technique dans l'avion n'a été détectée durant les quelques minutes entre le décollage et le moment de l'accident, a indiqué M. Aridi.
Les informations préliminaires « montrent que tous les instruments de l'avion fonctionnaient bien jusqu'au moment où il s'est écrasé, ce qui écarte l'hypothèse d'un acte (de sabotage) impliquant une explosion », a-t-il précisé lors d'une conférence de presse à l'aéroport de Beyrouth.
Il a aussi assuré que l'avion avait chuté de manière verticale et s'était disloqué « au moment où il a heurté l'eau ».
L'enquête attend encore que les « équipes de recherches retrouvent une partie essentielle qui s'est détachée de la deuxième boîte noire, celle qui enregistre les conversations dans le cockpit », a-t-il ajouté.
M. Aridi a souligné que le gouvernement n'a rien fait en cachette et qu'il a rendu publiques au fur et à mesure les informations en sa possession. Expliquant les raisons de l'intervention des navires américains privés Ocean Alert et Odyssey Explorer, il a indiqué qu'ils se trouvaient dans la zone et qu'un contrat avec la compagnie américaine possédant ces bâtiments était en cours de signature afin que les bateaux de l'entreprise puissent chercher un trésor au large du Liban. Le crash de l'avion a malheureusement eu lieu et le gouvernement a fait appel à ces bateaux pour l'aider à rechercher les boîtes noires de l'avion et les corps des victimes.
Interrogé au sujet du coût de cette opération, le ministre des Transports a affirmé que les Libanais seront surpris à la fin des opérations, sans donner plus de précisions.
M. Aridi a également indiqué que les recherches en mer prendront éventuellement fin, soulignant que « quand nous nous assurerons qu'il n'y a plus de corps et de restes humains, nous publierons un communiqué officiel annonçant la fin des opérations ».
Concernant les photos prises par Ocean Alert au large de Beyrouth à 1 300 mètres de profondeur, quelques jours avant la découverte des débris d'Ethiopian Airlines au large de Naamé, M. Aridi a révélé que les images ont effectivement montré l'épave d'un avion mais qu'il s'agissait d'un ancien appareil échoué au large du Liban.

À l'hôpital Rafic Hariri
Hier, l'hôpital Rafic Hariri a remis le corps de Tarek Georges Barakat, né en octobre 1971, à sa famille. Les obsèques de cet homme d'affaires, père de trois petites filles, se sont tenues dans l'après-midi à Haret Sakhr.
Selon l'Agence nationale d'information (ANI - officielle), l'hôpital Rafic Hariri a identifié quatre nouveaux corps en soirée. Il s'agit de Abbas Mohammad Jaber, originaire de Nabatiyeh et né en juillet 1977, Haïfa Ibrahim Farran, née en septembre 1965 et originaire de Toul, caza de Tyr, Khalil Ibrahim Saleh, né en septembre 1961, et de Mohammad Madani, originaire de Deir Kanoun Ras el-Aïn et né en décembre 1968.
L'hôpital Rafic Hariri a également reçu hier de nouveaux restes humains qui seront analysés.
Par ailleurs, l'ambassadeur de France, Denis Pietton, dont le corps de l'épouse Marla a été identifié mercredi, a rendu visite au commandant en chef de l'armée le général Jean Kahwagi. Il a rendu hommage aux efforts déployés par l'armée libanaise pour récupérer les corps des victimes du crash, mettant l'accent sur la coopération française dans ce cadre. M. Pietton a également pris part à une messe célébrée en fin d'après-midi, à l'initiative de l'Union culturelle libanaise mondiale, pour le repos de l'âme des victimes du crash, sous le patronage du patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir. L'office religieux a été célébré par Mgr Boulos Matar, en présence notamment de l'ancien ministre Michel Eddé.
Les recherches se poursuivent en mer, notamment pour retrouver une partie de la deuxième boîte noire.
À une soixantaine de kilomètres de Beyrouth, sur la côte de Sarafand, des débris de l'avion d'Ethiopian Airlines ont été retrouvés hier en soirée.

Le ministre des Travaux publics et des Transports, Ghazi Aridi, a affirmé hier qu'aucune anomalie technique n'a été détectée sur l'avion d'Ethiopian Airlines qui s'est abîmé en mer le 25 janvier avec 90 personnes à bord, écartant la thèse du sabotage, selon les premiers éléments de l'analyse d'une des boîtes noires en France.Selon le rapport préliminaire de l'analyse, aucune anomalie technique dans l'avion n'a été détectée durant les quelques minutes entre le décollage et le moment de l'accident, a indiqué M. Aridi.Les informations préliminaires « montrent que tous les instruments de l'avion fonctionnaient bien jusqu'au moment où il s'est écrasé, ce qui...
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