Le roi d’Espagne aux côtés de M. Sleiman. Joseph Eid/AFP
Cette visite, qui témoigne de « l'intensité des relations entre les deux peuples et gouvernements », comme le précise un communiqué publié par l'ambassade d'Espagne, prélude à une seconde visite que le roi Juan Carlos et la reine Sofia effectueront au Liban à une date encore à déterminer. Elle survient au lendemain de la visite d'État effectuée par le président Michel Sleiman en Espagne en octobre dernier.
Hier, le roi a rencontré le président de la République à Baabda. Il a été l'hôte d'un dîner auquel ont pris part des officiels ainsi que plusieurs membres du corps diplomatique. Aujourd'hui, le monarque se rendra à Marjeyoun à la base « Miguel de Cervantes », qui abrite le contingent espagnol de la Finul. Il sera reçu par le nouveau commandant en chef de la force internationale, le général Asarta.
Le roi est accompagné d'une grande délégation comprenant le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Miguel Ángel Moratinos, la ministre de la Défense, Carme Chacón, le chef de la maison royale, Alberto Aza, et le chef de l'armée espagnole, le général Julio Rodríguez.
M. Moratinos s'entretiendra avec le président du Parlement, Nabih Berry, le Premier ministre Saad Hariri et le ministre des Affaires étrangères Ali Chami, qui le retiendra à déjeuner. Il se réunira, auparavant, avec le chef du PSP, Walid Joumblatt.
Commentant la visite, l'ambassade a précisé dans un communiqué que « l'Espagne réaffirme ainsi son engagement envers le Liban, pays auprès duquel elle est restée proche, notamment durant les moments difficiles », précisant que « la concertation politique entre les deux gouvernements s'est intensifiée dernièrement ». Le texte ajoute en outre que « l'Espagne maintient un programme de coopération substantiel, qui a dépassé au cours des dernières années le chiffre de 150 millions d'euros ».
L'Espagne assume actuellement le commandement de la Finul et la présidence européenne, qui coïncide avec la présence du Liban, depuis le 1er Janvier dernier, au Conseil de sécurité des Nations unies, en tant que membre non permanent.


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