L'armée saoudienne a lancé 12 raids aériens et tiré 219 obus sur des positions rebelles en territoire yéménite, près de la frontière commune, a indiqué samedi la rébellion dans un rapport mis en ligne./
"Après l'acceptation par les rebelles houthis des six conditions, la haute commission de sécurité a élaboré un calendrier pour une mise en oeuvre de ces conditions par cinq commissions parlementaires", a déclaré Abdel Karim al-Ariani, un conseiller du président Ali Abdallah Saleh. Le calendrier a été transmis à la rébellion dirigée par Abdel Malek al-Houthi "par un intermédiaire et si elle l'accepte et le signe, la guerre s'arrêtera immédiatement", a indiqué M. Ariani lors d'une conférence de presse.
Le 30 janvier, le chef rebelle avait affirmé qu'il acceptait cinq conditions du gouvernement pour la fin des combats, mais Sanaa avait réclamé que les rebelles s'engagent aussi à "ne plus agresser" l'Arabie saoudite et insisté sur la libération des prisonniers. La rébellion avait répondu positivement à ces exigences mardi.
Le gouvernement exige des rebelles d'"observer un cessez-le-feu, ouvrir les routes, déminer et évacuer les hauteurs", de "se retirer des bâtiments publics et ne pas intervenir dans le fonctionnement de l'administration locale", de "restituer les biens publics et les armes saisies", de "libérer les détenus civils et militaires, y compris les Saoudiens", et de "respecter la loi et la Constitution".
Le calendrier proposé doit "commencer par l'ouverture des axes routiers Harf Soufiane-Saada et Saada-Malahidh" dans la province de Saada, fief des rebelles, a indiqué le conseiller du président Saleh. Selon lui, "les rebelles houthis seront représentés dans les commissions" parlementaires, formées de membres de la Chambre des députés et du Majlis el-Choura (conseil consultatif).
L'une des cinq commissions aura pour mission de collecter les armes aux mains des rebelles, et une autre sera chargée des frontières nord et "elle inclura des représentants de l'Arabie saoudite", en guerre contre les rebelles yéménites depuis trois mois, a-t-il dit.
Abdel Malek al-Houthi avait annoncé le 25 janvier le retrait de ses troupes du sud de l'Arabie saoudite, entrée dans le conflit après la mort le 3 novembre de l'un de ses garde-frontières, tué par des rebelles infiltrés en territoire saoudien. Malgré ces gestes des rebelles, les affrontements se sont poursuivis vendredi dans le nord du pays où au moins 28 personnes, dont 23 soldats, ont été tuées dans des affrontements, ont indiqué samedi des sources tribales et rebelles. Quinze des 23 soldats tués ont péri dans une embuscade sur la route reliant la province de Saada et la province voisine d'al-Jawf, ont précisé à l'AFP des dignitaires tribaux.
Le ministère de la Défense a de son côté rapporté samedi sur son site Internet que les forces de sécurité avaient tué six rebelles à al-Maqash et al-Iqab, au sud de Saada, et arrêté un suspect, accusé de fournir des armes et du matériel militaire à la rébellion. Il n'a pas précisé quand cela avait eu lieu.
L'armée saoudienne a également lancé vendredi 12 raids aériens et tiré 219 obus sur des positions rebelles en territoire yéménite, près de la frontière commune, a indiqué samedi la rébellion dans un rapport mis en ligne.
Des affrontements armés opposent depuis 2004 de façon sporadique l'armée yéménite aux rebelles zaïdites, issus d'une branche du chiisme. Ils ont fait plusieurs milliers de morts et quelque 250 000 déplacés.
"Après l'acceptation par les rebelles houthis des six conditions, la haute commission de sécurité a élaboré un calendrier pour une mise en oeuvre de ces conditions par cinq commissions parlementaires", a déclaré Abdel Karim al-Ariani, un conseiller du président Ali Abdallah Saleh. Le calendrier a été transmis à la rébellion dirigée par Abdel Malek al-Houthi "par un intermédiaire et si elle l'accepte et le signe, la guerre s'arrêtera immédiatement", a indiqué M. Ariani lors d'une conférence de presse.
Le 30 janvier, le chef rebelle avait affirmé qu'il acceptait cinq conditions du gouvernement pour la fin des combats, mais Sanaa avait réclamé que les rebelles s'engagent aussi à "ne plus...

