Les Etats-Unis ont menacé de plus travailler avec les institutions de l'UE sur la question des échanges de données bancaires pour la lutte anti-terroriste, en cas de veto du Parlement européen la semaine prochaine à un accord controversé sur cette question.
"Si le Parlement européen s'oppose à cet accord" permettant à Washington d'avoir un droit de regard sur les données bancaires des citoyens européens, "je ne suis pas certain que les autorités américaines souhaiteront de nouveau discuter du sujet au niveau de l'Union européenne", a affirmé l'ambassadeur américain auprès de l'UE, William Kennard, dans une lettre dont l'AFP s'est procurée une copie.
Cette lettre a été adressée au président du Parlement européen Jerzy Buzek et aux chefs des différents groupes politiques qui le constituent.
Le Parlement pourrait rejeter la semaine prochaine, lors d'un vote prévu jeudi à Strasbourg, l'accord qui permet aux autorités américaines d'accéder aux informations du réseau inter-bancaire Swift.
Selon de nombreux parlementaires européens, cet accord n'offre pas assez de garanties pour la protection de ces données privées. Ils y voient une intrusion excessive.
"Ce serait une énorme déception pour nous", si le Parlement rejetait cet accord, a insisté M. Kennard en suggérant implicitement que Washington pourrait alors négocier de façon bilatérale avec les Etats européens pour continuer à en profiter.
"Un échec de l'accord temporaire actuellement en vigueur pourrait mettre en péril notre partenariat en vue de contrecarrer des réseaux terroristes dans un avenir proche", a-t-il mis en garde.
"Si le Parlement européen s'oppose à cet accord" permettant à Washington d'avoir un droit de regard sur les données bancaires des citoyens européens, "je ne suis pas certain que les autorités américaines souhaiteront de nouveau discuter du sujet au niveau de l'Union européenne", a affirmé l'ambassadeur américain auprès de l'UE, William Kennard, dans une lettre dont l'AFP s'est procurée une copie.
Cette lettre a été adressée au...


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