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Iran : les Occidentaux très méfiants après une ouverture d'Ahmadinejad

Les Occidentaux qui redoutent que l'Iran se dote de l'arme nucléaire ont réagi mercredi avec méfiance aux déclarations du président Mahmoud Ahmadinejad qui a dit accepter le principe d'un échange d'uranium avec les grandes puissances.

Washington, Berlin et Paris ont appelé l'Iran à exprimer à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne son acceptation d'un accord qui lui avait été proposé en octobre sur l'enrichissement en Russie puis en France de l'uranium qui lui est nécessaire pour un réacteur de recherche à Téhéran.

"Si les déclarations de M. Ahmadinejad reflètent une nouvelle position iranienne, nous souhaitons voir l'Iran informer l'AIEA", a déclaré le porte-parole du Conseil américain de sécurité nationale, Michael Hammer.

En visite à Paris, le ministre chinois des Affaires étrangères a réitéré la position de son pays, hostile à l'imposition de nouvelles sanctions à l'encontre de Téhéran.

"L'urgent, c'est de poursuivre la négociation", a souligné Yang Jiechi, après un entretien à Paris avec son homologue français, Bernard Kouchner.

"Depuis 2007, nous n'avons pas cessé de dialoguer!", a rétorqué lors d'une conférence de presse conjointe le ministre français, en faisant valoir que l'Iran n'avait toujours pas répondu officiellement à la proposition internationale d'un retraitement à l'étranger de son uranium.

Plus circonspect après les propos iraniens, Londres a jugé qu'une éventuelle acceptation par l'Iran de transférer à l'étranger une partie de son uranium enrichi pour en faire du combustible pour un réacteur de recherche civil serait "un signe positif".

A Vienne, un porte-parole de l'AIEA s'est borné à déclarer": nous avons pris connaissance des informations de presse et nous n'avons rien à ajouter".

Selon des diplomates occidentaux, cette offre internationale était à prendre ou à laisser, sans possibilité de la modifier. L'uranium faiblement enrichi iranien devait être sorti du pays en une seule fois et à hauteur de 1.200 kg, soulignent-ils en écartant les diverses propositions de Téhéran ces derniers mois d'en livrer une quantité moindre et par tranches.

Dans le groupe des six nations chargées du dossier nucléaire iranien (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne), les Français et les Américains sont aujourd'hui les plus allants pour imposer de nouvelles sanctions à l'Iran.

"Je suis le premier à dire que si nous pouvons nous passer de sanctions, c'est mieux. Avec M. Yang, nous avons déjà voté trois résolutions avec des sanctions", a dit Bernard Kouchner. "Nous allons continuer le dialogue" mais "je suis perplexe et même un peu pessimiste", a-t-il ajouté.

La France compte profiter en février de sa présidence du Conseil de sécurité de l'ONU pour aboutir à une nouvelle résolution comportant des sanctions renforcées. Elle se targuait jusqu'à présent d'avoir pour cela un soutien de la Russie, tout en reconnaissant que la Chine pouvait retarder son calendrier.

"Si l'Iran est prêt à revenir à l'accord original" des Six pour la fourniture de combustible nucléaire, "nous ne pouvons que le saluer", a déclaré mercredi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Dans un entretien à l'AFP, la nouvelle chef de la diplomatie de l'Union européenne Catherine Ashton a plaidé pour la prudence sur des sanctions renforcées contre l'Iran.

"Il n'est pas question pour nous (à l'UE) d'avancer rapidement sur quoi que ce soit", a-t-elle indiqué, alors que la France avait au contraire plaidé récemment pour des mesures européennes en complément de celles que pourrait prendre le Conseil de sécurité.

Pour les Occidentaux, France en tête, la voie des sanctions apparaît de plus en plus incontournable dans la mesure où l'Iran ne suspend pas son programme d'enrichissement d'uranium comme le lui demande l'ONU depuis des années.

Les Occidentaux qui redoutent que l'Iran se dote de l'arme nucléaire ont réagi mercredi avec méfiance aux déclarations du président Mahmoud Ahmadinejad qui a dit accepter le principe d'un échange d'uranium avec les grandes puissances.
Washington, Berlin et Paris ont appelé l'Iran à exprimer à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne son acceptation d'un accord qui lui avait été proposé en octobre sur l'enrichissement en Russie puis en France de l'uranium qui lui est nécessaire pour un réacteur de recherche à Téhéran.
"Si les déclarations de M. Ahmadinejad reflètent une nouvelle position iranienne, nous souhaitons voir l'Iran informer l'AIEA", a déclaré le...