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Liban - Protestation

Des avocats malmenés à Tripoli, le Barreau en grève

Les avocats seront en grève aujourd'hui mercredi et demain jeudi dans tout le Liban pour protester contre l'agression dont ont été victimes des membres du barreau de Tripoli au Palais de justice de cette ville.

Me Samir Hassan montrant sa robe noire déchirée. Derrière lui, son confrère, Bassam Nachabé, blessé au visage. Photo Naïm Assafiri

L'incident s'est produit le matin, sans raison valable, aucune selon les témoins, au tribunal statuant en matière d'infractions au code de la route. Le siège était particulièrement bondé dans la matinée.
Les versions diffèrent sur les causes, mais convergent sur la responsabilité des agents de l'ordre qui auraient malmené les avocats. Selon des témoins, réagissant aux cris d'un fonctionnaire du tribunal qui essayait en vain de faire régner l'ordre dans la salle, les policiers seraient entrés en trombe dans la pièce et se seraient mis à bousculer les personnes présentes pour les faire sortir, sans tenir compte des protestations des membres du barreau. Les FSI ont pour leur part indiqué que c'est le greffier qui a appelé les policiers et leur a demandé d'escorter un avocat avec qui il se disputait vers la sortie.
Quoi qu'il en soit, le délégué de l'ordre des avocats de Tripoli, Samir Hassan, a été malmené par un agent qui lui a déchiré sa robe noire. Un autre, Bassam Nachabé, a été blessé au visage. Deux autres ont été également maltraités, Wahib et Nabhane Haddad, lors de la rixe qui s'est ensuivie.
Le barreau de Tripoli a tenu aussitôt une réunion et annoncé une grève de trois jours ouvrables si les autorités ne réagissent pas pour sanctionner les coupables.
Idem à Beyrouth : l'ordre des avocats a tenu une réunion extraordinaire et annoncé une grève de deux jours, aujourd'hui et demain, en signe de solidarité avec les confrères de Tripoli. Il a stigmatisé l'agression dont ils ont été victimes, la qualifiant de « crime flagrant ». Le barreau de Beyrouth a invité les autorités compétentes à prendre « sans tarder les mesures judiciaires et disciplinaires à l'encontre des contrevenants ».
En soirée, la Direction générale des FSI a publié un communiqué dans lequel elle a souligné son « attachement à de bonnes relations avec tous les avocats du Liban », tout en insistant sur le fait que les agents de l'ordre sont intervenus à la demande du greffier du tribunal.
Le communiqué précise qu'« une altercation a éclaté entre un civil, qui s'est avéré être un avocat, et un fonctionnaire du greffe du tribunal statuant en matière d'infractions au code de la route », affirmant que le greffier a demandé aux agents en charge de la sécurité d'intervenir pour mettre fin à la dispute et pour faire sortir l'avocat.
Le texte indique ensuite que le parquet de la cour d'appel du Liban-Nord, représenté par l'avocat général, Amani Hamdane, a ouvert une enquête avant de souligner l'attachement de la Direction générale des FSI à de bonnes relations avec tous les membres du barreau.
L'incident s'est produit le matin, sans raison valable, aucune selon les témoins, au tribunal statuant en matière d'infractions au code de la route. Le siège était particulièrement bondé dans la matinée.Les versions diffèrent sur les causes, mais convergent sur la responsabilité des agents de l'ordre qui auraient malmené les avocats. Selon des témoins, réagissant aux cris d'un fonctionnaire du tribunal qui essayait en vain de faire régner l'ordre dans la salle, les policiers seraient entrés en trombe dans la pièce et se seraient mis à bousculer les personnes présentes pour les faire sortir, sans tenir compte des protestations des membres du barreau. Les FSI ont pour leur part indiqué que c'est le greffier qui a...
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