Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Kenya

Violences postélectorales : des témoins menacés

Plusieurs témoins-clés des violences postélectorales qui avaient secoué le Kenya après les élections de 2007 reçoivent aujourd'hui des menaces de mort, destinées à les dissuader de collaborer avec la Cour pénale internationale si cette dernière décidait de se saisir de l'affaire. « Si tu ne te tais pas, nous allons t'envoyer de l'argent pour acheter des cercueils. Tu parles trop. Tu es une femme. Tais-toi ! » Des messages de ce genre, cette mère de six enfants en a reçu plusieurs dizaines sur son téléphone portable depuis trois mois. Cette femme d'une quarantaine d'années, qui demande à n'être identifiée que comme Margaret pour des raisons de sécurité, se crispe à chaque nouveau message reçu, et se retourne incessamment quand elle marche dans la rue. Elle est membre de l'ethnie des Kalenjin, elle est mariée à un Kikuyu et vit dans un petit village de la vallée du Rift (sud du Kenya), épicentre des violences qui avaient opposé ces deux communautés, faisant 1 500 morts dans tout le pays.
Pourquoi a-t-elle décidé de témoigner devant une première commission nationale présidée par le juge Philip Waki ? « Je ne pouvais pas passer sous silence ce que j'ai vu et entendu. Je voulais faire face à mes démons pour retrouver la paix », explique-t-elle. Ce faisant, cette mère de famille est devenue un témoin potentiel au cas où la Cour pénale internationale suit les demandes du procureur Luis Moreno-Ocampo d'ouvrir des poursuites contre les instigateurs des violences.
Une dizaine de témoins de ces violences ont d'ores et déjà été mis à l'abri, soit au Kenya en dehors de leur région d'origine, soit hors du pays, grâce aux efforts notamment de la Commission nationale kényane des droits de l'homme, selon des sources concordantes interrogées par l'AFP. M. Moreno-Ocampo a exprimé son inquiétude sur la sécurité des principaux témoins, dans une lettre adressée le 21 janvier au ministre kényan de la Justice Mutula Kilonzo. Le gouvernement kényan de coalition est accusé de renâcler à poursuivre les auteurs des violences et à protéger les témoins.

Plusieurs témoins-clés des violences postélectorales qui avaient secoué le Kenya après les élections de 2007 reçoivent aujourd'hui des menaces de mort, destinées à les dissuader de collaborer avec la Cour pénale internationale si cette dernière décidait de se saisir de l'affaire. « Si tu ne te tais pas, nous allons t'envoyer de l'argent pour acheter des cercueils. Tu parles trop. Tu es une femme. Tais-toi ! » Des messages de ce genre, cette mère de six enfants en a reçu plusieurs dizaines sur son téléphone portable depuis trois mois. Cette femme d'une quarantaine d'années, qui demande à n'être identifiée que comme Margaret pour des raisons de sécurité, se...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut