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Liban - Majorité

Makari : Pas de concessions au niveau des constantes du 14 Mars

Le vice-président de la Chambre, Farid Makari, a indiqué qu'à l'occasion de la commémoration de l'assassinat de Rafic Hariri, le 14 Mars dressera le bilan des acquis qu'il a enregistrés, en relevant ce qui reste à réaliser, notamment au niveau du « passage à l'État ». Il a exclu « tout recul sur le plan des constantes du 14 Mars ».
Le vice-président de la Chambre, Farid Makari (membre du bloc parlementaire haririen Liban d'abord), a affirmé que la coalition du 14 Mars est loin de s'être désintégrée « comme le prétendent certaines factions ». Dans une interview au quotidien koweïtien al-Raï, M. Makari a indiqué qu'à l'occasion du grand rassemblement du 14 février prochain, qui marquera la cinquième commémoration de l'assassinat de Rafic Hariri et de ses compagnons, les forces du 14 Mars établiront un bilan de leurs acquis obtenus au cours des cinq dernières années, en mettant l'accent sur ce qui reste encore à réaliser et sur les moyens à mettre en œuvre pour assurer « le passage vers l'État ».
Soulignant qu'il est « nécessaire que le chef du Courant du futur, le Premier ministre Saad Hariri, explique (à l'opinion publique) son attitude », à la veille de la commémoration du 14 février ou dans le discours qu'il pourrait prononcer à cette occasion, M. Makari a exclu toute concession ou tout recul au niveau des constantes du 14 Mars. Il a rappelé sur ce plan qu'au cours des cinq dernières années (depuis la révolution du Cèdre, au printemps 2005), les Libanais ont lutté pour la réalisation de plusieurs objectifs portant, notamment, sur le retrait de l'armée syrienne, le rétablissement de la souveraineté et de l'indépendance du Liban, la délimitation des frontières, le désarmement des Palestiniens en dehors des camps de réfugiés et l'établissement de relations diplomatiques avec la Syrie. « Une grande partie de ces objectifs a été réalisée, alors que d'autres ne l'ont pas été, a déclaré M. Makari. Une partie de ces objectifs a été réalisée suite à une confrontation avec la Syrie, et d'autres devraient être atteints en adoptant une attitude positive à son égard. Mais cela ne signifie nullement un recul par rapport aux constantes du 14 Mars », a souligné M. Makari qui a précisé que le 14 Mars n'a jamais prôné « une rupture totale ou une hostilité permanente avec la Syrie ».
« Le président Hariri devrait expliquer cela à l'opinion publique, d'autant que certains pensent que nous prônons une hostilité permanente envers la Syrie, ce qui n'est pas vrai, a ajouté le vice-président de la Chambre. Des divergences nous ont opposés au régime syrien, et si ce régime est maintenant disposé à répondre favorablement à certaines de nos demandes, nous sommes alors prêts à nous entendre avec lui. »

Le partenariat islamo-chrétien
M. Makari a par ailleurs souligné que le 14 Mars repose sur « une conviction profonde portant sur la préservation du partenariat islamo-chrétien ». « Les chrétiens du 14 Mars prennent ainsi en considération les sensibilités des musulmans du 14 Mars, et vice versa, a précisé le vice-président de la Chambre. Nous formons en définitive un seul camp et notre stratégie est beaucoup plus importante que les questions qui ne constituent pas une priorité dans les circonstances présentes. Au niveau des relations islamo-chrétiennes, aussi bien les chrétiens que les musulmans (au sein du 14 Mars) font montre de compréhension à l'égard des appréhensions de l'autre ».
Interrogé sur l'attitude du leader du PSP Walid Joumblatt, M. Makari a souligné que ce dernier a parfaitement le droit de se repositionner sur la scène locale. « Mais j'ai des réserves au sujet de la méthode suivie, a-t-il précisé. À mon sens, un leader ne peut pas être le fer de lance d'un combat, ensuite changer de cap d'une façon qui a été perçue par une grande partie des Libanais comme une atteinte à la crédibilité de M. Joumblatt lui-même. » Tout en soulignant que le leader du PSP pouvait difficilement participer à la réunion élargie que les pôles du 14 Mars tiendront au Bristol dimanche prochain, M. Makari a estimé que M. Joumblatt participera malgré tout à la commémoration du 14 février en raison de la nature des liens solides qui marquaient ses rapports avec Rafic Hariri.
Abordant, en conclusion, le dossier des relations avec Damas, M. Makari a souligné qu'« un leader de la dimension de Walid Joumblatt n'est pas contraint de faire ce qu'il entreprend pour préparer sa visite en Syrie ».
Le vice-président de la Chambre, Farid Makari (membre du bloc parlementaire haririen Liban d'abord), a affirmé que la coalition du 14 Mars est loin de s'être désintégrée « comme le prétendent certaines factions ». Dans une interview au quotidien koweïtien al-Raï, M. Makari a indiqué qu'à l'occasion du grand rassemblement du 14 février prochain, qui marquera la cinquième commémoration de l'assassinat de Rafic Hariri et de ses compagnons, les forces du 14 Mars établiront un bilan de leurs acquis obtenus au cours des cinq dernières années, en mettant l'accent sur ce qui reste encore à réaliser et sur les moyens à mettre en œuvre pour assurer « le passage vers...
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