Voici, en résumé, quelques points soulevés par l'ONG internationale dans son rapport :
Torture, mauvais traitements et conditions carcérales
De nombreux détenus, en particulier les islamistes présumés, ont indiqué à Human Rights Watch et à d'autres groupes que les personnes chargées de les interroger les frappaient et les torturaient dans plusieurs centres pénitentiaires, notamment l'unité du renseignement militaire dépendant du ministère de la Défense, la section renseignement des Forces de sécurité intérieure et certains commissariats de police.
Réfugiés palestiniens
Environ 300 000 réfugiés palestiniens vivent au Liban dans des conditions sociales et économiques épouvantables, et demeurent soumis à de multiples restrictions portant sur le logement et le travail.
En mars, le ministère de l'Intérieur a cessé de délivrer des papiers d'identité temporaires aux Palestiniens qui se trouvent au Liban sans documents légaux.(...) Le ministère n'a délivré que 750 cartes avant d'interrompre le processus, invoquant des demandes frauduleuses.
Droits des femmes et des filles
En dépit de la participation active des femmes à la plupart des aspects de la société libanaise, des dispositions discriminatoires continuent d'exister dans les lois relatives au statut de la personne, les lois sur la nationalité et le code pénal relatif aux violences dans la famille.
Le droit libanais actuel n'autorise pas les femmes à transférer leur nationalité à leurs conjoints et enfants. De ce fait, des milliers d'enfants nés de mères libanaises et de pères étrangers se voient refuser le plein accès à l'éducation (les écoles publiques n'acceptent les non-Libanais que s'il reste de la place), les services médicaux et le statut de résident. Après une campagne de plusieurs années menée par des groupes locaux de la société civile, en août, le ministre de l'Intérieur a soumis au Conseil des ministres un projet de loi qui permettrait aux femmes libanaises de transmettre leur nationalité à leurs époux et enfants, mais le Conseil des ministres n'a pas encore approuvé la proposition.
Un nouveau projet de loi visant à criminaliser la violence domestique est actuellement en cours d'examen au Conseil des ministres.

