Bien parti pour boucler sa saison avec une moyenne statistique en « double-double » (NDLR : quand un joueur compile plus de 10 unités en moyenne dans deux des quatre catégories statistiques majeures : points, rebonds, passes, contres), ce qui constituerait une première chez un joueur français en NBA, Joakim Noah est également candidat au titre très envié de meilleur rebondeur de la Ligue. Bien sûr, face à des clients tels que le monstrueux Dwight Howard (Orlando), actuel leader devant Noah, mais aussi Gerald Wallace (Charlotte) ou encore Marcus Camby (Clippers), la lutte s'annonce féroce. Mais le jeune intérieur de Chicago, qui tourne à plus de 12 prises par match, n'a pas à rougir. Ses arguments sont réels et il n'est d'ailleurs pas invraisemblable d'imaginer que sa fulgurante progression puisse être récompensée par une présence au All Star Game de Dallas en février. La réponse viendra cette semaine quand les coaches NBA feront leurs choix pour les deux sélections dont les cinq majeurs sont désignés par le grand public. En attendant, le Français, qui n'a pas une concurrence insurmontable au pivot dans la conférence Est, achève chaque jour de convaincre les derniers sceptiques. En passe de devenir leader des Bulls, le fils de l'ancien joueur de tennis Yannick Noah justifie chaque soir le temps de jeu supplémentaire obtenu par rapport à pareille époque l'an dernier, soit 9 minutes/match en moyenne. Par ailleurs, Noah, et en dépit du buzz grandissant qui entoure désormais ses performances, affiche une nouvelle stabilité émotionnelle qui séduit ses employeurs. « Le fait d'être en course pour le titre de rebondeur n'est pas une obsession. Je fais d'abord tout mon possible pour aider l'équipe à gagner. Rien d'autre ne compte à mes yeux », répète-t-il quotidiennement en montrant également beaucoup de distance par rapport au All Star Game. « Ce n'est pas cela qui me fait jouer au basket. Mon plaisir ne vient que dans la victoire », répond encore l'intéressé, interrogé sur le sujet par tous les grands médias américains. L'excitation qui s'empare de Chicago, tombé sous le charme de son « Frenchie », est il est vrai facilement explicable. Il n'y a plus eu de All Star issu de cette franchise depuis 12 ans, et le dernier en date se nommait... Michael Jordan ! Une autre façon de rappeler que Noah s'élance bel et bien au-devant de l'histoire. D'autant que le fils de Yannick prétend aussi devenir le lauréat du 25e MIP (Most Improved Player) décerné par la NBA. Ce trophée annuel consacre le joueur ayant connu la plus grosse progression individuelle sur une saison. Boris Diaw, alors à Phoenix, avait eu droit à pareil honneur il y a trois ans, mais il est moins fréquent que les votes se portent sur un joueur intérieur. Souvent, le critère principal d'attribution de ce trophée réside dans le nombre de points marqués en moyenne et avantage donc les joueurs naturellement portés vers le scoring. Là encore, l'intérieur français de Chicago n'entre pas exactement dans cette catégorie. Voilà pourquoi l'éventuelle désignation de Noah marquerait aussi un tournant.
Bien parti pour boucler sa saison avec une moyenne statistique en « double-double » (NDLR : quand un joueur compile plus de 10 unités en moyenne dans deux des quatre catégories statistiques majeures : points, rebonds, passes, contres), ce qui constituerait une première chez un joueur français en NBA, Joakim Noah est également candidat au titre très envié de meilleur rebondeur de la Ligue. Bien sûr, face à des clients tels que le monstrueux Dwight Howard (Orlando), actuel leader devant Noah, mais aussi Gerald Wallace (Charlotte) ou encore Marcus Camby (Clippers), la lutte s'annonce féroce. Mais le jeune intérieur de Chicago, qui tourne à plus de 12 prises par match, n'a pas à rougir. Ses arguments sont réels et...
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