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Haïti : tirs et gaz lacrymogènes lors d'une distribution d'aide

Les troupes des Nations unies ont procédé samedi à Port-au-Prince à des tirs d'avertissement et lancé des gaz lacrymogènes après qu'une distribution d'aide à des centaines d'Haïtiens eut dégénéré, a constaté un photographe de l'AFP.

La distribution de nourriture, d'huile de soja, d'eau et de radios sur un ancien aéroport militaire avait débuté dans le calme, avec deux longues files d'habitants attendant leur tour. La plupart n'avait encore vu aucune aide depuis le séisme qui a détruit leur domicile le 12 janvier.

De petites échauffourées ont opposé certains d'entre eux. Puis la situation a dégénéré et la foule s'est précipitée vers l'aide qui lui était destinée. Les Casques bleus brésiliens ont alors fait usage de leurs armes, procédant à des tirs d'avertissement et lançant des gaz lacrymogènes.

Il était difficile de déterminer si la distribution de cette aide du Programme alimentaire mondial (PAM) et de la Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (Minustah) a pu s'achever.

La porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU à Genève, Elisabeth Byrs, a indiqué à l'AFP qu'il s'agissait d'un incident isolé et que peu de cas de violences étaient signalés lors des opérations humanitaires.

"C'est normal qu'il y ait de tels actes isolés dus à l'exaspération et au désespoir", a-t-elle déclaré.

"La situation est toujours sous le contrôle de la Minustah (...). Les violences ne sont pas représentatives du peuple haïtien. La population s'est montrée calme et digne", a-t-elle ajouté.

Les troupes des Nations unies ont procédé samedi à Port-au-Prince à des tirs d'avertissement et lancé des gaz lacrymogènes après qu'une distribution d'aide à des centaines d'Haïtiens eut dégénéré, a constaté un photographe de l'AFP.
La distribution de nourriture, d'huile de soja, d'eau et de radios sur un ancien aéroport militaire avait débuté dans le calme, avec deux longues files d'habitants attendant leur tour. La plupart n'avait encore vu aucune aide depuis le séisme qui a détruit leur domicile le 12 janvier.
De petites échauffourées ont opposé certains d'entre eux. Puis la situation a dégénéré et la foule s'est précipitée vers l'aide qui lui...