Le vice-président américain Joseph Biden est arrivé vendredi en Irak pour tenter de dénouer une crise politique naissante après l'exclusion de centaines de candidats du scrutin législatif en mars.
Les autorités irakiennes ont exclu des législatives 511 candidats accusés d'être des anciens membres ou partisans du parti Baas (interdit) de l'ancien président Saddam Hussein, une exclusion qui a provoqué le colère des sunnites et menace de réduire à néant les efforts de réconciliation chers à Washington.
"Au cours de sa visite, (M. Biden) rencontrera le président Jalal Talabani, le Premier ministre Nouri al-Maliki, le président du Parlement, Iyad al-Samarraï, et d'autres responsables politiques", a indiqué un communiqué de la Maison Blanche.
"Il rencontrera aussi le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Irak, Ad Melkert, pour discuter des efforts américains et internationaux en vue de soutenir l'Irak, plus particulièrement les élections nationales" prévues le 7 mars 2010, ajoute le texte.
Il s'agit de la troisième visite en Irak de M. Biden, chargé spécialement par le président Barack Obama du dossier irakien.
Le ministre irakien des Affaires étrangères, Hoshyar Zebari, a précisé à l'AFP que M. Biden entendait "venir à la rescousse du processus électorale".
L'exclusion des candidats a provoqué la colère des sunnites --minoritaires dans le pays-- qui ont accusé les responsables chiites de vouloir marginaliser leurs candidats, ainsi que de sérieuses réserves des Etats-Unis et de l'ONU.
Des figures politiques sunnites de premier rang ont été exclues, comme le chef du Front du dialogue national, Saleh Motlaq, qui s'est présenté aux élections sur la liste laïque de l'ancien Premier ministre Iyad Allaoui.
Washington, dont les troupes de combat s'apprêtent à quitter l'Irak, veut éviter une répétition du scénario de 2005, lorsque les sunnites avaient boycotté les élections et étaient allés gonfler les rangs de l'insurrection et d'Al-Qaïda, poussant le pays dans le chaos des combats communautaires.
Mais M. Maliki a nié que cette interdiction vise la communauté sunnite.
"Je nie que les sunnites soient visés. Les sunnites seront des partenaires bien plus importants que la dernière fois lors de ces élections", a assuré mardi M. Maliki à la télévision publique.
Le chef de la commission électorale, Faraj al-Haidari, a assuré de son côté à l'AFP que la liste des ex-baassistes à exclure comportait une part égale de chiites et de sunnites.
"Je pense que c'est 50/50. Il y a des chiites, des sunnites, des Kurdes, des communistes, toutes les composantes de la société irakienne", a-t-il insisté.
Le gouvernement irakien a exigé vendredi que les ex-baassistes exclus désavouent le parti Baas pour pouvoir "réintégrer la société irakienne", sans toutefois faire mention d'une réinscription sur les listes électorales.
Les anciens baassistes "doivent déclarer leur innocence et condamner les crimes et les erreurs du régime de Saddam Hussein et du parti Baas", a indiqué le porte-parole du gouvernement Ali Dabbagh dans un communiqué.
La polémique s'est encore aggravée jeudi après que le président Talabani a mis en doute la légalité du comité à l'origine de l'exclusion, le Comité pour la justice et l'intégrité, dirigé notamment par un ancien allié de Washington tombé en disgrâce, le chiite Ahmed Chalabi.
La présidence irakienne a demandé à la Cour suprême de se prononcer sur les fondements juridiques de ce comité, dont l'établissement n'a toujours pas été approuvé par le Parlement comme il est requis.
Les autorités irakiennes ont exclu des législatives 511 candidats accusés d'être des anciens membres ou partisans du parti Baas (interdit) de l'ancien président Saddam Hussein, une exclusion qui a provoqué le colère des sunnites et menace de réduire à néant les efforts de réconciliation chers à Washington.
"Au cours de sa visite, (M. Biden) rencontrera le président Jalal Talabani, le Premier ministre Nouri al-Maliki, le président du Parlement, Iyad al-Samarraï, et d'autres responsables politiques", a...


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