« À partir d'aujourd'hui, les visas seront uniquement délivrés dans les ambassades yéménites après consultation avec les responsables de la sécurité pour une vérification de l'identité des voyageurs », a indiqué hier un responsable militaire non identifié. Cette mesure, « prise dans le cadre des efforts intensifs déployés par notre pays pour lutter contre le terrorisme, vise à prévenir l'infiltration de tout élément terroriste suspect », a-t-il dit, cité par l'édition en ligne du quotidien 26 Septembre publié par le ministère de la Défense. Aucune explication n'a été donnée dans l'immédiat sur les personnes visées par cette mesure, mais jusqu'à présent les ressortissants de la plupart des pays, notamment occidentaux et arabes, pouvaient obtenir un visa à l'aéroport, une décision destinée à encourager le tourisme.
Par ailleurs, le Yémen a annoncé qu'il serait représenté par son Premier ministre, Ali Mohammad Mujawar, à la conférence de Londres sur ce pays. Il y appellera à un soutien à son pays dans sa lutte contre el-Qaëda, mais aussi contre les rebelles nordistes et les autonomistes sudistes.
Les autorités au Yémen, devenu un sanctuaire pour des groupes islamistes extrémistes, continuent parallèlement leurs raids contre el-Qaëda. Mercredi, l'aviation a bombardé la maison d'un chef présumé du réseau, Ayed al-Chabwani, faisant un nombre indéterminé de victimes. Hier matin, un soldat yéménite a été tué et trois autres ont été blessés dans une embuscade tendue à leur camion dans la province orientale de Marib, a indiqué une source militaire qui n'a pas exclu que l'attaque soit l'œuvre d'el-Qaëda.
L'AQPA, née en janvier 2009 d'une fusion des branches yéménite et saoudienne d'el-Qaëda, s'est, elle, « félicitée de son bilan » en un an d'existence dans un communiqué mis en ligne sur un site islamiste et repris par le centre américain de surveillance des sites islamistes, SITE.

