incontournables.
Ainsi, le florilège Couleurs de femme, qui regroupe soixante femmes poètes parmi les plus confirmées, met en valeur des textes d'Andrée Chedid, Nohad Salameh et Vénus Khoury-Ghata, ceci dans le cadre du Printemps des poètes, organisateur sur ce thème, en mars 2010, d'importantes manifestations de prestige dans divers pays.
Chez Larousse, Jean Orizet (Grand Prix de poésie de l'Académie française) consacre à la poésie libanaise le chapitre final de sa considérable Anthologie de la poésie française, du Moyen Âge à nos jours, limitant son choix à cinq poètes: Georges Schéhadé, Salah Stétié, Nadia Tuéni, Vénus Khoury-Ghata et Nohad Salameh: figures marquantes d'une culture toujours étincelante et créatrice en dépit des soubresauts de l'histoire récente.
Dans l'Anthologie poétique amoureuse (du XIIe au XXIe siècle), que Marc Alyn (Goncourt de la poésie 2007) fait paraître aujourd'hui aux éditions Écriture, figurent également cinq Libanais : Fouad Gabriel Naffah, Orphée à la destinée tourmentée et tragique dont le titre majeur, La Description de l'homme, du cadre et de la lyre, est considéré désormais comme l'un des chefs-d'œuvre de la modernité; Andrée Chedid, présente avec deux poèmes : Chant de l'amour passé et La Saison des herbes, d'une écriture fluide et transparente; Salah Stétié, aussi magistral dans le registre de la sensibilité que dans celui de l'intelligence critique - alliage rare ; Nadia Tuéni, toujours actuelle et combien émouvante en dépit de la brièveté d'un destin tranché net en 1983; quant à Nohad Salameh, «qui s'inscrit dans la lignée lumineuse de Georges Schéhadé» (Jean-Claude Renard), elle figure ici avec deux poèmes à la fois profonds et élégiaques, qui donnent une dimension nouvelle à l'attachement au pays sans fin revisité à travers les souvenirs d'enfance, les deuils familiaux, la mystique des paysages.
Décidément, la littérature libanaise d'expression française fait son chemin à travers le monde : un chemin toujours singulier et lyrique.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef