L'Iran est toujours prêt à échanger son uranium contre du combustible pour son réacteur de recherche de Téhéran, mais uniquement de façon graduelle, ont réaffirmé des responsables iraniens cités jeudi par les médias.
"L'Iran n'a pas rejeté le principe de l'échange (de son uranium contre du combustible) qui a été le dernier point évoqué" dans les négociations avec le groupe des Six pays interlocuteurs de Téhéran dans le dossier nucléaire, a dit le ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki cité par l'agence Mehr.
"Notre position est celle qui a déjà été exprimée par le passé. Nous sommes prêts pour un échange graduel du combustible", a précisé de son côté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast cité par la presse.
"Si l'autre partie fait part de sa disponibilité, nous pouvons discuter des détails et faire les prochains pas", a-t-il ajouté.
Ces déclarations confirment le blocage des négociations entre Téhéran et le groupe des Six (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine, Allemagne) sur la question sensible de l'enrichissement de l'uranium constaté mercredi par l'Agence internationale pour l'énergie nucléaire (AIEA) à Vienne.
L'AIEA avait proposé en octobre à l'Iran qu'il transfère d'un coup 70% de son uranium faiblement enrichi (3,5%) en Russie pour qu'il y soit enrichi à 20% puis transformé en France en combustible pour le réacteur de recherche de Téhéran.
L'idée était que cet uranium ne puisse plus servir à la production éventuelle de combustible hautement enrichi pour la fabrication éventuelle d'une arme nucléaire, dont les Occidentaux soupçonnent l'Iran de vouloir se doter malgré ses démentis répétés.
Mais Téhéran a rejeté cette offre, proposant à la place un échange graduel et en petites quantités. Il a également menacé de commencer à enrichir lui-même de l'uranium à 20% si cette proposition n'était acceptée avant fin janvier.
L'AIEA, comme le groupe des Six, a refusé la proposition iranienne et affirmé mercredi que son offre initiale était toujours sur la table.
"L'Iran n'a pas rejeté le principe de l'échange (de son uranium contre du combustible) qui a été le dernier point évoqué" dans les négociations avec le groupe des Six pays interlocuteurs de Téhéran dans le dossier nucléaire, a dit le ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki cité par l'agence Mehr.
"Notre position est celle qui a déjà été exprimée par le passé. Nous sommes prêts pour un échange...


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