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Moyen Orient et Monde - République Islamique

Une frange des réformateurs iraniens refuse la médiation de Hassan Nasrallah

Pour une frange de l'opposition, Hassan Nasrallah n'est pas un « médiateur impartial ».

Mohsen Kadiour est l’un des plus éminents disciples du grand ayatollah Hussein Ali Montazeri récemment décédé.

Des sources au sein du mouvement réformateur en Iran ont assuré hier à la chaîne de télévision satellitaire al-Arabiya qu'un influent dirigeant de leur mouvement, Mohsen Kadiour, qui vit en exil, a rejeté l'initiative lancée par certains réformateurs pour porter le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, à intervenir auprès du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, pour trouver une solution à la crise politique que traverse la République islamique.
De mêmes sources, on indique également que M. Kadiour, qui est un des plus éminents disciples du grand ayatollah Hussein Ali Montazeri récemment décédé, rejette catégoriquement toute médiation de la part de M. Nasrallah ou de toute partie étrangère pour résoudre le « conflit interne ».
La semaine dernière, des sources réformistes iraniennes avaient affirmé à al-Arabiya qu'un courant au sein des réformistes désirait une médiation personnelle du secrétaire général du Hezbollah en raison de l'influence qu'il détient auprès du guide suprême. Cette frange des réformistes espérait ainsi que M. Khamenei accepterait l'initiative du dirigeant de l'opposition Mir Hossein Moussavi pour résoudre la crise politique. Elle avait, pour cela, adressé une lettre à M. Kadiour et envoyé une copie de ce document à al-Arabiya. Mais M. Kadiour a refusé tout rôle à M. Nasrallah.
Ces mêmes sources ont indiqué à al-Arabiya qu'au sein des réformistes, certains veulent une médiation du Hezbollah tandis que d'autres ne voient pas en ce mouvement un « médiateur impartial ». Ils croient même que le Hezbollah, ou certains de ses membres, collabore avec les Brigades al-Qods - qui relèvent des gardiens de la révolution - et est impliqué dans la répression des manifestants de l'opposition iranienne. Certains sites Internet réformistes ont même publié des photos de personnes présentées comme étant des membres influents du Hezbollah participant à la répression des manifestations, en particulier lors des marches de l'opposition le 27 décembre dernier.
Pour certains analystes, le refus de M. Kadiour de toute médiation émanant de M. Nasrallah serait dû au mécontentement des réformateurs après que le Hezbollah eut apporté son ferme soutien au président conservateur Mahmoud Ahmadinejad. Depuis la réélection contestée de ce dernier, le Hezbollah s'oppose à ce que Mir Hossein Moussavi assume les fonctions de chef de l'État. En juin dernier, lors de l'élection présidentielle contestée, l'épouse de M. Moussavi avait critiqué le soutien de l'Iran au Hezbollah et au Hamas au détriment de la situation économique précaire dans la République islamique. Les dirigeants du Hezbollah avaient considéré ces propos comme un « message hostile » de la part du « nouveau président réformiste ».
En outre, al-Arabiya souligne que le bureau du Hezbollah à Téhéran, dirigé par Abdallah Safieddine, avait publié un communiqué, au début des manifestations en juin en Iran, réfutant la participation de membres du Hezbollah à la répression des protestataires après des rapports en ce sens émanant de sources réformistes.
Par ailleurs, toujours selon al-Arabiya, certains milieux réformistes iraniens avaient, dans une lettre ouverte adressée à l'uléma Mohammad Hussein Fadlallah, demandé à ce dernier d'intervenir pour résoudre la crise iranienne. Toutefois, M. Fadlallah s'était contenté d'appeler les deux parties au dialogue tout en démentant avoir reçu une demande officielle de la part des Iraniens.
Des sources au sein du mouvement réformateur en Iran ont assuré hier à la chaîne de télévision satellitaire al-Arabiya qu'un influent dirigeant de leur mouvement, Mohsen Kadiour, qui vit en exil, a rejeté l'initiative lancée par certains réformateurs pour porter le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, à intervenir auprès du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, pour trouver une solution à la crise politique que traverse la République islamique.De mêmes sources, on indique également que M. Kadiour, qui est un des plus éminents disciples du grand ayatollah Hussein Ali Montazeri récemment décédé, rejette catégoriquement toute médiation de la part...
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