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Liban - Diplomatie

De Beyrouth, Mitchell reconnaît que sa mission est « difficile et compliquée »

Le deuxième et dernier volet de l'offensive diplomatique US envers le Liban a démarré hier avec George Mitchell, quelque 48 heures après l'escale beyrouthine de James Jones, le conseiller à la Sécurité nationale de Barack Obama.

George Mitchell (à gauche) et Ali Chami tout sourire hier au palais Bustros. Photo Hassan Assal

L'envoyé spécial américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, est arrivé hier en début de soirée au Liban dans le cadre d'une tournée qui le mènera ensuite en Syrie, en Israël et en Cisjordanie.
Le diplomate US s'est immédiatement rendu au palais Bustros où il s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères, Ali Chami, lui rappelant que le but de sa tournée est de redynamiser l'opération de paix et de promouvoir la vision du président américain Barack Obama au Proche-Orient. George Mitchell n'a pas caché que de nombreuses difficultés l'attendent au cours de ce déplacement, mais que cela « ne l'empêchera pas » de mener sa mission résolument compliquée et complexe « jusqu'au bout ».
L'entretien au palais Bustros a notamment regroupé autour des deux hommes le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères William Habib, l'adjoint de George Mitchell, David Hale, et l'ambassadrice américaine Michelle Sison.
L'émissaire américain a été clair : il s'agira pour lui de décupler d'efforts pour relancer les négociations avec Israël sur les axes  palestinien, syrien et libanais.
Il a justement révélé avoir insisté pour que sa tournée proche-orientale englobe le Liban alors que la dernière visite du président Michel Sleiman à Washington ne remonte pas à bien loin, parce qu'il entend véritablement inscrire le pays du Cèdre au cœur de cette dynamique qu'il entend réinitier.
De son côté, Ali Chami a remis l'accent sur les points défendus par le chef de l'État au cours de son déplacement américain, à savoir que la priorité va au retrait des forces israéliennes des parcelles du territoire libanais qu'il occupe encore et ce, par tous les moyens légaux mis à la disposition du Liban : « Armée, Résistance et peuple ». Il a également insisté sur le refus de l'implantation et la nécessité d'un retrait israélien suivant la ligne définie par l'accord d'armistice de 1949 « avant toutes négociations ». Ali Chami a martelé en outre la nécessité pour les États-Unis de faire pression sur Israël afin qu'il respecte l'application des résolutions onusiennes et notamment la 1701.
Le chef de la diplomatie a ensuite évoqué les mesures adoptées par les autorités américaines à l'encontre d'une série de ressortissants étrangers, exigeant qu'elles soient annulées pour les Libanais. « Nous comprenons les craintes américaines relatives au terrorisme, mais il ne faut pas pour cela que les droits de l'homme soient bafoués », a estimé M. Chami, martelant que le Liban a beaucoup sacrifié dans sa lutte contre le terrorisme et rappelant à son interlocuteur à quel point la liberté d'expression est sacralisée ici, en allusion à la décision US de censurer des programmes émis par des médias libanais par satellites et diffusés aux États-Unis.

La petite anecdote...
Pour la petite histoire, Ali Chami a informé George Mitchell que son village natal, Jarjouh, est distant de 10 km du village natal de la mère du diplomate US, Bkassine. Et lorsque Mitchell a demandé à Chami comment s'épèle Bkassine, les deux hommes ont eu recours à Google Earth pour s'assurer de la bonne orthographe de la localité.
L'envoyé spécial américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, est arrivé hier en début de soirée au Liban dans le cadre d'une tournée qui le mènera ensuite en Syrie, en Israël et en Cisjordanie. Le diplomate US s'est immédiatement rendu au palais Bustros où il s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères, Ali Chami, lui rappelant que le but de sa tournée est de redynamiser l'opération de paix et de promouvoir la vision du président américain Barack Obama au Proche-Orient. George Mitchell n'a pas caché que de nombreuses difficultés l'attendent au cours de ce déplacement, mais que cela « ne l'empêchera pas » de mener sa mission résolument...
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