La police a mis en garde les partisans de l'opposition en Iran contre le recours aux SMS et courriers électroniques en vue d'organiser des rassemblements, a indiqué hier l'agence ISNA, alors que des informations font état de préparatifs en vue de nouvelles manifestations. « Ces gens doivent savoir où ils envoient leurs SMS et e-mails car ces services sont sous surveillance. Ils ne doivent pas penser (...) qu'ils ne peuvent pas être identifiés », a déclaré le chef de la police, Esmail Ahmadi Moghaddam. « Si ces gens-là continuent d'agir de la sorte, leurs données seront analysées, et ceux qui organisent ou lancent de tels appels (à manifester) commettent un crime pire que celui perpétré par ceux qui descendent dans la rue », a-t-il averti. Depuis le début du mouvement de contestation populaire contre la réélection controversée le 12 juin du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, les jeunes partisans de l'opposition ont eu souvent recours à l'Internet pour organiser des manifestations et diffuser des informations ou des images. Selon des informations circulant actuellement dans le pays, l'opposition prévoit d'organiser une nouvelle manifestation à l'occasion de l'anniversaire de la révolution islamique le 11 février.
Par ailleurs, les autorités iraniennes détiennent un proche du chef religieux dissident Hossein Ali Montazeri, décédé en décembre, dans le cadre de nouvelles arrestations de partisans de l'opposition, a indiqué hier un site Internet réformateur. « L'hojatoleslam Mohammad Taghi Khalaji a été arrêté à son domicile mardi dans la ville de Qom », au sud de Téhéran, a précisé le site Norooznews. Selon le site, « les raisons de son arrestation ne sont pas encore connues, mais à plusieurs occasions, il avait soutenu les protestations contre les résultats de l'élection » présidentielle. Le site a aussi présenté l'hojatoleslam Khalaji comme un proche du grand ayatollah Yousuf Sanei, également partisan de la contestation populaire contre la réélection de M. Ahmadinejad. M. Khalaji est également un orateur régulier dans une institution religieuse gérée par des réformateurs à Téhéran, Dar-ol-Zahra, toujours selon le site Internet.
Les autorités iraniennes ont procédé à une nouvelle vague d'arrestations après les manifestations antigouvernementales sanglantes du 27 décembre. Seize de ces personnes seront jugées prochainement, a rapporté hier l'agence de presse Fars. L'un des prévenus, précise-t-elle sans l'identifier, est accusé de « moharebeh », acte commis par un « ennemi de Dieu » passible de la peine de mort. Les autres sont poursuivis pour atteinte à la sûreté de l'État et propagande hostile à la République islamique. Huit personnes ont trouvé la mort lors des manifestations des partisans de Mir Hossein Moussavi, chef de file de l'opposition, à l'occasion des célébrations de la Achoura, point d'orgue du calendrier chiite, selon le bilan officiel. Plus de 180 personnes, dont 17 journalistes et 10 collaborateurs de M. Moussavi, ont été arrêtées depuis, selon le site Internet d'opposition Rahesabz.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La police a mis en garde les partisans de l'opposition en Iran contre le recours aux SMS et courriers électroniques en vue d'organiser des rassemblements, a indiqué hier l'agence ISNA, alors que des informations font état de préparatifs en vue de nouvelles manifestations. « Ces gens doivent savoir où ils envoient leurs SMS et e-mails car ces services sont sous surveillance. Ils ne doivent pas penser (...) qu'ils ne peuvent pas être identifiés », a déclaré le chef de la police, Esmail Ahmadi Moghaddam. « Si ces gens-là continuent d'agir de la sorte, leurs données seront analysées, et ceux qui organisent ou lancent de tels appels (à manifester) commettent un crime pire que celui perpétré par ceux qui...