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Attentats sanglants d'août à Bagdad : 11 condamnations à mort

Un tribunal irakien a condamné jeudi à la mort par pendaison onze hommes, dont des membres d'el-Qaëda, pour leur implication dans le double attentat qui a fait plus de 100 morts en août à Bagdad et infligé un coup dur au gouvernement de Nouri al-Maliki.

Il s'agit des premières condamnations de suspects arrêtés après les trois séries d'attentats spectaculaires qui ont frappé la capitale irakienne au cours du second semestre 2009.

"Ils ont été condamnés à mort pour le crime qu'ils ont planifié", a déclaré le président de la cour criminelle siégeant à Bagdad, Ali Abdel Sattar, cité par une source judiciaire. Les onze hommes ont 30 jours pour faire appel du jugement.

Le 19 août, deux camions chargés de deux tonnes d'explosifs ont explosé devant le ministère des Affaires étrangères et celui des Finances à Bagdad, alors qu'un troisième a été désamorcé. Au moins 106 personnes ont été tuées et près de 600 blessées.

Parmi les condamnés à mort figure Salem Abed Jassem qui a reconnu avoir reçu des fonds pour les attentats de la part du général de brigade Nabil Abdel Rahmane, un officier de l'armée sous le règne de Saddam Hussein et qui séjourne actuellement en Syrie, selon la source judiciaire.

Deux membres du réseau el-Qaëda, Ishaq Mohammed Abbas, et son frère Moustapha, sont également au nombre des condamnés à mort, a-t-on ajouté. Ils avaient été détenus dans le passé dans le camp d'internement de Bucca, au sud de Bagdad, géré par l'armée américaine et fermé en septembre.

"Ces hommes sont le cerveau des attaques d'août", a déclaré à l'AFP un responsable lié à l'enquête sur les attentats qui avaient été les plus sanglants en 18 mois dans le pays.

"Les autres ont acheté les explosifs et les ont transportés jusqu'à Bagdad", a-t-il dit sous le couvert de l'anonymat.

Selon la police irakienne et d'anciens prisonniers, le camp de Bucca, où près de 100.000 détenus avaient transité en six ans, s'est révélé être un formidable vivier pour el-Qaëda.

En novembre, un haut responsable du ministère de l'Intérieur avait indiqué que "les deux kamikazes ainsi que la majorité des suspects arrêtés après le double attentat du 19 août avaient été libérés, peu avant la fermeture de Bucca".

Le gouvernement, qui avait accusé el-Qaëda et les affidés de Saddam Hussein, avait à l'époque admis des carences dans la sécurité, notamment une négligence aux barrages routiers qui a permis aux assaillants d'entrer dans Bagdad avec leurs véhicules piégés.

Malgré les mesures de sécurité renforcées après août, les insurgés ont réussi à commettre des carnages similaires en octobre et décembre -qui ont fait au moins 280 morts et un millier de blessés- en attaquant des bâtiments gouvernementaux.

Ces attaques ont constitué un coup dur pour le Premier ministre Nouri al-Maliki, qui s'efforce de se présenter comme le garant de la sécurité dans le pays avant des élections législatives cruciales le 7 mars.

Les autorités irakiennes avaient arrêté onze hauts gradés de la sécurité soupçonnés d'avoir failli dans la protection de Bagdad, où les habitants avaient crié leur colère devant l'incurie du gouvernement.

Bagdad accuse Damas de fermer les yeux sur les agissements d'affidés de l'ex-président irakien Saddam Hussein, qui, selon des responsables irakiens, planifient à partir de la Syrie des attaques sanglantes sur son territoire.

Malgré les attentats spectaculaires, la violence a enregistré son niveau le plus bas en 2009, avec 2.800 civils tués, depuis l'invasion américaine du pays en 2003, selon des chiffres officiels.

Un tribunal irakien a condamné jeudi à la mort par pendaison onze hommes, dont des membres d'el-Qaëda, pour leur implication dans le double attentat qui a fait plus de 100 morts en août à Bagdad et infligé un coup dur au gouvernement de Nouri al-Maliki.
Il s'agit des premières condamnations de suspects arrêtés après les trois séries d'attentats spectaculaires qui ont frappé la capitale irakienne au cours du second semestre 2009.
"Ils ont été condamnés à mort pour le crime qu'ils ont planifié", a déclaré le président de la cour criminelle siégeant à Bagdad, Ali Abdel Sattar, cité par une source judiciaire. Les onze hommes ont 30 jours pour faire appel du jugement.
Le 19 août,...