La Zambie crée la sensation en tenant en échec la Tunisie (1-1) au cours d’un match terne et sans occasions. Gianluigi Guercia/AFP
Avec chacun un point, la Tunisie et la Zambie se classent devant le Cameroun et derrière le Gabon. Un point rabougri pour la Tunisie, qui affrontait l'équipe outsider du groupe. Mais la surprise, dans cette CAN, n'aurait-elle pas été de voir le favori l'emporter ?
Les Aigles de Carthage étaient pourtant mieux organisés, privilégiant les ailes en s'appuyant à droite sur Dhaoudhi, le joueur le plus en vue. Leur bloc défensif a résisté aux techniciens zambiens, Chamanga et les frères Katongo.
Des Zambiens un peu plus erratiques dans l'organisation. « C'est une équipe qui a toujours bien joué au ballon, techniquement assez douée, mais ça ne suffit pas, il faut aussi être discipliné », avait noté la veille leur sélectionneur Hervé Renard. Et il fallait le voir haranguer ses joueurs pour les replacer !
Les Zambiens avaient pourtant démarré en boulets de canon (leur surnom, Chipolopolos, signifie d'ailleurs boulets) : prenant le jeu à leur compte, ils trouvaient logiquement l'ouverture, lorsque J. Mulenga, bien lancé par Chamanga, battait Nefzi de près (19e).
Un gardien pas très rassurant lors d'une sortie « j'y vais, j'y vais pas » sur un corner, sans conséquence (34e). Il n'eut de toute façon plus grand-chose à faire, en dehors d'un coup franc puissant de Kalaba bien repoussé (90+2).
Qui prend le jeu à son compte s'expose aux contres : les Zambiens l'expérimentaient à leurs dépens avec un débordement de Msakni côté gauche et centre en retrait pour Dhaoudhi qui n'avait plus qu'à pousser le ballon (40e).
C'était presque la mi-temps, mais déjà, au niveau du jeu, la fin du match.

