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Moyen Orient et Monde - Terrorisme

2009, l’année la plus meurtrière pour les civils afghans

Les bombes artisanales et les attentats sont la première cause de mortalité.

Un quart des victimes afghanes est causé par les forces gouvernementales et les troupes étrangères. Marai Shah/AFP

Le bilan des civils tués en 2009 a été le plus lourd en 8 ans de guerre en Afghanistan, avec plus de 2 400 morts et un bond de 14 % par rapport à 2008, les insurgés tuant trois fois plus d'habitants que les forces internationales et afghanes, selon un rapport livré hier par l'ONU.
Selon la représentation de l'ONU en Afghanistan (Unama), quelque 67 % des victimes (1 630) ont péri dans des attentats, attaques et assassinats perpétrés par les insurgés, soit une hausse de 45 % par rapport à 2008 quand un peu plus de la moitié des civils tués avaient péri de la main des « éléments antigouvernementaux ». « Les morts résultant des activités des insurgés sont trois fois plus importantes que celles causées par les forces progouvernementales » en 2009, affirme l'ONU.
En revanche, un quart des pertes civiles en 2009 sont dues aux opérations des forces afghanes et aux soldats étrangers (596), soit une baisse de 28 % par rapport à l'année précédente selon l'Unama.
Le 7 janvier, les talibans avaient rejeté l'affirmation du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, selon laquelle les insurgés avaient tué trois fois plus de civils que les forces étrangères et afghanes. Critiqué par le gouvernement afghan pour tuer parfois sans discernement talibans et simples habitants, Washington avait assuré récemment que la réduction du nombre de victimes civiles, notamment lors des bombardements de positions rebelles dans des villages, était « une priorité » des troupes occidentales.
Les bombes artisanales et les attentats-suicide - les deux modes opératoires favoris des talibans - sont la première cause de mortalité parmi les civils (44 %) même si elles ne les visent pas directement, mais ciblent le plus souvent les soldats étrangers ou afghans, ou des bâtiments officiels. L'ONU souligne enfin que ces chiffres sont incomplets compte tenu des difficultés à rassembler les informations dans un pays en guerre et qu'ils sont donc a priori sous-estimés.
Depuis trois ans, la rébellion menée par les talibans a gagné du terrain en dépit de l'augmentation régulière du nombre de soldats étrangers en huit ans, qui atteint aujourd'hui 113 000, dont environ 71 000 Américains. De son côté, l'armée américaine a vu le nombre de ses soldats tués doubler en 2009 (317 morts) par rapport à 2008 (155 morts).
« La bonne nouvelle, c'est que le nombre de victimes civiles ne suit pas le rythme de l'augmentation des incidents contre les forces militaires », estime Norah Niland, responsable des droits de l'homme à l'Unama.
Avec l'arrivée en 2010 des 40 000 soldats promis par les États-Unis et leurs alliés de l'OTAN, une augmentation du nombre de civils tués est à craindre. « Plus de troupes arrivent, plus elles attirent (les attaques). Il devrait y avoir beaucoup plus d'actes de guerre en 2010 et c'est une mauvaise nouvelle pour les civils », conclut Mme Niland.
Le bilan des civils tués en 2009 a été le plus lourd en 8 ans de guerre en Afghanistan, avec plus de 2 400 morts et un bond de 14 % par rapport à 2008, les insurgés tuant trois fois plus d'habitants que les forces internationales et afghanes, selon un rapport livré hier par l'ONU.Selon la représentation de l'ONU en Afghanistan (Unama), quelque 67 % des victimes (1 630) ont péri dans des attentats, attaques et assassinats perpétrés par les insurgés, soit une hausse de 45 % par rapport à 2008 quand un peu plus de la moitié des civils tués avaient péri de la main des « éléments antigouvernementaux ». « Les morts résultant des activités des...
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