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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Flirt syro-saoudien sur fond de malaise turco-israélien

Assad à Riyad pour trouver une solution au processus de paix au Proche-Orient.

Le président syrien, Bachar el-Assad, et le roi Abadallah d’Arabie saoudite ont tenu des discussions hier à Riyad sur l’Iran et le Proche-Orient. Photo Sana/AFP

Le président syrien, Bachar el-Assad, a entamé hier avec le roi Abdallah d'Arabie saoudite des discussions sur l'Iran et sur les tentatives de réconciliation entre le Hamas, soutenu par l'Iran, et l'Autorité palestinienne, appuyée par les États-Unis.
Agitant la carotte d'une aide financière et d'une reprise de ses investissements, Riyad tente de convaincre la Syrie de desserrer ses liens avec l'Iran au profit d'une politique étrangère plus centrée sur la sphère arabe. L'influence croissante de l'Iran dans le monde arabe depuis l'invasion de l'Irak par les États-Unis, en 2003, et ses liens avec la Syrie, le Hezbollah, le Hamas et divers groupes en Irak ont inquiété des alliés des États-Unis tels que l'Égypte et l'Arabie saoudite. Éloigner la Syrie de l'Iran est considéré comme un élément susceptible d'amener le Hamas à assouplir sa position dans les discussions de réconciliation avec son frère ennemi, le Fateh du président palestinien Mahmoud Abbas.
M. Assad est arrivé à Riyad et il restera « plusieurs jours » en Arabie saoudite, a rapporté l'agence saoudienne SPA. Lors d'une conférence de presse avec son homologue chinois, le prince Saoud al-Fayçal, ministre saoudien des Affaires étrangères, a déclaré que M. Assad et le roi Abdallah discuteraient de « réconciliation arabe », mais il s'est refusé à dire si le président égyptien, Hosni Moubarak, se joindrait à eux. Les efforts déployés par l'Égypte pour réconcilier les deux principales factions palestiniennes ont été freinés par ce que Le Caire considère comme une approche peu constructive de la Syrie. « L'objectif est de réconcilier les Palestiniens avec l'aide des Syriens. Mais il s'agit d'un triangle : les Égyptiens devraient aussi être ici, ce qui signifie qu'il nous faut les réconcilier avec les Syriens. Si Moubarak se joint aux discussions, alors nous parviendrons à une percée », prédit Djamal Kachoggi, ancien diplomate saoudien et rédacteur en chef du journal al-Watan.
Le Hamas a battu le Fateh aux élections législatives de 2006. Un accord de partage du pouvoir, négocié par Riyad en 2007, a éclaté et le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza après avoir chassé les forces du Fateh fidèles à M. Abbas. Les autorités saoudiennes et égyptiennes redoutent que l'absence de progrès dans les discussions de paix israélo-palestiniennes - qui dépend en partie de la réconciliation Fateh-Hamas - renforce la position des ultras soutenus par l'Iran.
Les autorités n'ont guère donné de détails sur l'ordre du jour des discussions de Riyad. Elles ont été précédées d'intenses efforts diplomatiques qui ont donné lieu ce mois-ci à une visite exceptionnelle à Riyad du chef politique du Hamas, Khaled Mechaal, basé en Syrie. Selon des diplomates, le programme nucléaire iranien devrait aussi figurer au menu des discussions.
Le président syrien, Bachar el-Assad, a entamé hier avec le roi Abdallah d'Arabie saoudite des discussions sur l'Iran et sur les tentatives de réconciliation entre le Hamas, soutenu par l'Iran, et l'Autorité palestinienne, appuyée par les États-Unis.Agitant la carotte d'une aide financière et d'une reprise de ses investissements, Riyad tente de convaincre la Syrie de desserrer ses liens avec l'Iran au profit d'une politique étrangère plus centrée sur la sphère arabe. L'influence croissante de l'Iran dans le monde arabe depuis l'invasion de l'Irak par les États-Unis, en 2003, et ses liens avec la Syrie, le Hezbollah, le Hamas et divers groupes en Irak ont inquiété des alliés des États-Unis tels que l'Égypte et l'Arabie...
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