L'armée israélienne peut aussi avoir accès à ce matériel (armement, véhicules blindés, pièces d'artillerie, munitions...) en cas d'urgence, mais seulement avec l'autorisation préalable des États-Unis, a précisé un responsable américain de la défense, sous couvert d'anonymat. Cet accord n'a « rien à voir avec l'Iran ou la situation actuelle, dans la mesure où le feu vert du Congrès date de 2007 », a fait valoir le porte-parole du Pentagone, dans une allusion aux tensions avec Téhéran au sujet de son programme nucléaire.
L'armée américaine maintient un stock d'armement dans certains pays alliés, dont Israël, la Corée du Sud et des pays du Golfe en cas de besoin dans le cadre de ses opérations.
Parallèlement, le gouvernement américain tente de rassurer Israël en démentant que des pressions financières soient envisagées pour contraindre le gouvernement israélien à geler la colonisation. En rappelant que les États-Unis pouvaient suspendre leur garantie financière à Israël, l'envoyé spécial américain au Proche-Orient, George Mitchell, « n'indiquait pas que c'était quelque chose que nous prévoyons de faire à l'avenir », a souligné le porte-parole du département d'État, Philip Crowley. « Pour clarifier les choses, il ne signalait aucun plan d'action particulier. C'est quelque chose qui figure dans notre boîte à outils, mais nous ne brandissons pas cet outil particulier en ce moment », a-t-il ajouté.
En vertu d'une loi adoptée en 2003, Washington s'est engagé à accorder à Israël des garanties d'emprunt pouvant aller jusqu'à 9 milliards de dollars d'ici à 2012. La loi dispose spécifiquement que ces garanties ne peuvent être utilisées pour soutenir des activités dans les territoires occupés par Israël depuis la guerre des Six-Jours (1967).

