Rechercher
Rechercher

Liban

Rizk : L’État libanais a changé négativement de nature en 2009

Dans une interview avec le journaliste Ali Hamadé, l'ancien ministre de la Justice Charles Rizk a longuement évoqué les raisons pour lesquelles l'actuel gouvernement connaîtra de graves difficultés pour mener à bien sa tâche.
« En 2009, l'État libanais a changé de nature, a constaté M. Rizk. Il n'est plus un État unitaire doté d'un régime parlementaire où la majorité gouverne et la minorité s'oppose. Il est devenu une confédération regroupant des entités confessionnelles pratiquement indépendantes et souveraines qui se partagent ce qui reste de pouvoir selon la règle de l'unanimité. »
« Ce glissement constitutionnel a été rendu inévitable par le fait que ce qui, jusqu'à hier, constituait l'opposition s'est identifié à la communauté chiite, rendant politiquement impossible la formation d'un gouvernement de majorité qui aurait nécessairement impliqué l'exclusion des chiites, a-t-il ajouté. Dans ce contexte, les pouvoirs du gouvernement sont limités puisqu'il ne peut agir qu'à l'unanimité de ses membres, manipulés à leur tour par leurs protecteurs régionaux. »
M. Rizk rappelle également qu'« à peine le gouvernement mis en place, un écueil de taille était dressé sur sa route par l'ancienne opposition menée par le président de la Chambre des députés Nabih Berry, pressé de mettre sur pied la commission chargée de supprimer le confessionnalisme politique ».
« Rien, si ce n'est une agitation stérile, n'est à attendre de ce comité oublié depuis longtemps, a-t-il insisté. La raison est que la question qu'on lui pose est mal posée. Le confessionnalisme politique ne se limite pas à la répartition des pouvoirs politiques entre les communautés aux niveaux exécutif et parlementaire. Il réside principalement dans le découpage de la population en tranches confessionnelles indépendantes et soumises à des régimes législatifs et judicaires différents en matière d'héritage, de mariage et de statut personnel en général. Tant que ces dispositions, qui, plus que toutes les autres, sont constitutives de confessionnalisme politique, ne sont pas portées à l'ordre du jour du comité dont Berry demande la réunion, rien, si ce n'est d'inutiles polémiques, n'est à espérer de ce comité. »

Dans une interview avec le journaliste Ali Hamadé, l'ancien ministre de la Justice Charles Rizk a longuement évoqué les raisons pour lesquelles l'actuel gouvernement connaîtra de graves difficultés pour mener à bien sa tâche. « En 2009, l'État libanais a changé de nature, a constaté M. Rizk. Il n'est plus un État unitaire doté d'un régime parlementaire où la majorité gouverne et la minorité s'oppose. Il est devenu une confédération regroupant des entités confessionnelles pratiquement indépendantes et souveraines qui se partagent ce qui reste de pouvoir selon la règle de l'unanimité. » « Ce glissement constitutionnel a été rendu...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut