Le président français Nicolas Sarkozy a justifié à nouveau vendredi le maintien de troupes françaises en Afghanistan en estimant que "les conditions du retrait ne sont pas réunies", mais il ne s'est pas prononcé sur l'envoi de renforts demandé par Washington.
"Les conditions du retrait ne sont pas réunies. Nous devons continuer à aider les Afghans jusqu'à ce qu'ils soient en mesure d'assumer seuls leur sécurité et leur développement, dans le cadre d'un pays souverain, stable et en paix, acteur du dialogue international", a déclaré M. Sarkozy lors de ses voeux aux forces armées devant les soldats du 3e Régiment d'infanterie de marine (RIMa) à Vannes (ouest).
"C'est pour cela que nos soldats sont présents en Surobi et en Kapisa, aux côtés de l'armée afghane. C'est pour cela que nous venons d'envoyer des gendarmes qui contribueront à la formation de la police afghane", a-t-il poursuivi.
Nicolas Sarkozy n'a pas évoqué l'éventualité d'envoyer des renforts en Afghanistan, ainsi que les Etats-Unis l'ont demandé. Il doit annoncer sa décision, à la lumière des conclusions d'une conférence sur l'Afghanistan à Londres le 28 janvier.
Le ministre de la Défense Hervé Morin n'avait pas exclu, devant le Parlement le 16 décembre, l'envoi de soldats supplémentaires.
La participation française à un effort accru en Afghanistan "peut prendre plusieurs formes": un "renforcement de notre aide au développement", une "aide à la formation de la police ou de l'armée" afghanes ou "l'envoi de moyens militaires supplémentaires", avait-il déclaré.
La France est le quatrième pourvoyeur de troupes en Afghanistan, avec quelques 3.750 soldats engagés, dont 3.300 en Afghanistan même.
"Les conditions du retrait ne sont pas réunies. Nous devons continuer à aider les Afghans jusqu'à ce qu'ils soient en mesure d'assumer seuls leur sécurité et leur développement, dans le cadre d'un pays souverain, stable et en paix, acteur du dialogue international", a déclaré M. Sarkozy lors de ses voeux aux forces armées devant les soldats du 3e Régiment d'infanterie de marine (RIMa) à Vannes (ouest).
"C'est pour cela que nos soldats sont...

