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Moyen Orient et Monde

Après Washington et Londres, Paris ferme son ambassade à Sanaa

Deux membres d'el-Qaëda tués dans une nouvelle opération des forces yéménites.

La sécurité a été renforcée hier dans la capitale yéménite, suite aux menaces d’el-Qaëda. Khaled Abdullah/Reuters

La sécurité a été renforcée hier autour des ambassades à Sanaa, notamment celles des États-Unis, de Grande-Bretagne et de France, fermées de crainte d'attaques du réseau el-Qaëda. Paris a emboîté le pas à Washington et Londres qui ont fermé leurs ambassades pour le deuxième jour consécutif, après les menaces d'un groupe se réclamant d'el-Qaëda, qui a revendiqué l'attentat manqué de Noël contre un avion de ligne américain faisant le trajet Amsterdam-Detroit. Dans la soirée, la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a affirmé que les États-Unis rouvriront leur ambassade quand les conditions de sécurité le permettront. Parallèlement, les forces de sécurité, passées à l'offensive contre el-Qaëda, ont lancé une nouvelle opération à 40 km au nord de Sanaa, selon une source au sein des services de sécurité. « Des unités de la lutte antiterroriste ont lancé un raid contre l'un des chefs recherchés d'el-Qaëda, le terroriste Mohammad Ahmad al-Hang (...). Elles ont eu un accrochage avec cet individu, qui a fait deux morts parmi ses accompagnateurs suspectés d'appartenir à el-Qaëda », a dit cette source. « Deux autres ont été blessés, mais le terroriste a réussi à s'échapper et les forces de l'ordre le pourchassent. »
Le Yémen a reçu le soutien des États-Unis et de la Grande-Bretagne. Washington et Londres ont annoncé leur intention d'aider ce pays à renforcer les capacités de ses unités antiterroristes, alors que l'auteur de l'attentat manqué contre l'avion américain a été entraîné au Yémen par el-Qaëda dans la péninsule Arabique (AQAP). Le chef de la diplomatie yéménite, Abou Bakr al-Kourbi, a cependant rejeté toute comparaison entre son pays et l'Afghanistan en ce qui concerne l'implantation du réseau d'el-Qaëda. « La situation est différente au Yémen et ne peut être comparée à celle de l'Afghanistan. »
À Paris, le ministère des Affaires étrangères a annoncé que l'ambassadeur à Sanaa avait « décidé de ne plus autoriser jusqu'à nouvel ordre l'accès du public aux locaux de la mission diplomatique ». « Des groupes se réclamant d'el-Qaëda dans la péninsule Arabique ont menacé des représentations étrangères au Yémen. Le niveau de vigilance concernant la sécurité de notre ambassade à Sanaa et de nos ressortissants était déjà élevé », a-t-il déclaré.
Après l'Espagne, qui a restreint l'accès du public à sa représentation de Sanaa, l'Allemagne a annoncé un renforcement de la sécurité pour son ambassade et le Japon a fermé seulement le consulat.
L'ambassade américaine a expliqué sa fermeture par « l'existence de menaces d'el-Qaëda dans la péninsule Arabique contre les intérêts américains au Yémen ». Le conseiller pour la lutte antiterroriste du président américain Barack Obama, John Brennan, a ensuite dit que « selon certaines indications, el-Qaëda prépare un attentat contre une cible à Sanaa, qui pourrait être notre ambassade ». En revendiquant l'attentat manqué perpétré par le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab, l'AQAP a promis la mort à « tous les croisés », menace prise au sérieux en Occident.
La sécurité a été renforcée hier autour des ambassades à Sanaa, notamment celles des États-Unis, de Grande-Bretagne et de France, fermées de crainte d'attaques du réseau el-Qaëda. Paris a emboîté le pas à Washington et Londres qui ont fermé leurs ambassades pour le deuxième jour consécutif, après les menaces d'un groupe se réclamant d'el-Qaëda, qui a revendiqué l'attentat manqué de Noël contre un avion de ligne américain faisant le trajet Amsterdam-Detroit. Dans la soirée, la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a affirmé que les États-Unis rouvriront leur ambassade quand les conditions de sécurité le permettront....
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