La sécurité a été renforcée hier dans la capitale yéménite, suite aux menaces d’el-Qaëda. Khaled Abdullah/Reuters
Le Yémen a reçu le soutien des États-Unis et de la Grande-Bretagne. Washington et Londres ont annoncé leur intention d'aider ce pays à renforcer les capacités de ses unités antiterroristes, alors que l'auteur de l'attentat manqué contre l'avion américain a été entraîné au Yémen par el-Qaëda dans la péninsule Arabique (AQAP). Le chef de la diplomatie yéménite, Abou Bakr al-Kourbi, a cependant rejeté toute comparaison entre son pays et l'Afghanistan en ce qui concerne l'implantation du réseau d'el-Qaëda. « La situation est différente au Yémen et ne peut être comparée à celle de l'Afghanistan. »
À Paris, le ministère des Affaires étrangères a annoncé que l'ambassadeur à Sanaa avait « décidé de ne plus autoriser jusqu'à nouvel ordre l'accès du public aux locaux de la mission diplomatique ». « Des groupes se réclamant d'el-Qaëda dans la péninsule Arabique ont menacé des représentations étrangères au Yémen. Le niveau de vigilance concernant la sécurité de notre ambassade à Sanaa et de nos ressortissants était déjà élevé », a-t-il déclaré.
Après l'Espagne, qui a restreint l'accès du public à sa représentation de Sanaa, l'Allemagne a annoncé un renforcement de la sécurité pour son ambassade et le Japon a fermé seulement le consulat.
L'ambassade américaine a expliqué sa fermeture par « l'existence de menaces d'el-Qaëda dans la péninsule Arabique contre les intérêts américains au Yémen ». Le conseiller pour la lutte antiterroriste du président américain Barack Obama, John Brennan, a ensuite dit que « selon certaines indications, el-Qaëda prépare un attentat contre une cible à Sanaa, qui pourrait être notre ambassade ». En revendiquant l'attentat manqué perpétré par le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab, l'AQAP a promis la mort à « tous les croisés », menace prise au sérieux en Occident.

